Un petit tour des 4X en solo

Publié par Le chat solitaire (Skinner) le

Dans la dernier article, je faisais la critique d’Uprising: Curse of the Last Emperor, petite merveille de 4X offrant des heures de plaisir et de souffrance (souffrance est souligné). Un jeu dans lequel nos armées se font rétamer par de méchantes Légions, d’horrifiques Hordes et autres mauvaises herbes du genre.

Le 4X, c’est la guerre, mais c’est aussi la gestion, les conquêtes, les technologies, les ouvriers qui amassent des ressources… Tout ça sur un plateau, ou alors des cartes formant un plateau.

Pour rappel, la définition des 4X, c’est :

  • eXploration
  • eXpansion
  • eXploitation
  • eXtermination

Cela signifie donc que notre faction, armée ou civilisation va devoir découvrir un territoire qu’elle ne connaît pas au préalable (eXploration) puis s’y établir en construisant des bases ou des bâtiments ou en l’occupant seulement avec ses troupes (eXpansion). Ensuite, comme les territoires sont riches en ressources, il faudra amasser ces dernières pour développer sa faction (eXploitation). Pour finir, puisqu’il y a toujours un méchant voisin qui ne partage pas notre vision de la vie, il faudra lui faire la guerre et décimer ses troupes (eXtermination).

Un jeu qui regroupe ces quatre principes peut être qualifié de 4X.

“Il est d’usage de noter que certains jeux offrent un contenu similaire aux 4X sans pour autant en être à part entière. Par exemple, il y a des guerres dans le jeu Scythe mais personne ne meurt vraiment puisque les unités vaincues retournent à la base. Il manque donc une véritable eXtermination.”

Bien vu, mais cela ne nous empêchera pas d’en parler un peu quand même.

Bref, les jeux 4X ont tout pour plaire, en tout cas à moi. Pour vous dire, j’ai longtemps cru que mon type de jeu ultime était le Dungeon Crawler. A présent, je me demande si les 4X ne sont pas en train de lui voler la vedette.

Mauvaise nouvelle !

“Les 4X en solo ne sont pas monnaie courante !”

C’est pas faux, et la raison est plutôt facile à comprendre.

Comme dans tous les jeux, il faut une opposition pour que cela soit marrant. Par défaut, l’opposition dans un 4X est une faction adverse. L’ennui c’est qu’il n’est pas facile d’automatiser une faction fictive, du moins sans avoir recours à un support numérique. Certains créateurs s’en sont toutefois bien tirés, même si d’autres ont préféré instaurer un mode solo assez différent, où il faudrait plutôt repousser des vagues d’ennemis, par exemple. Je ne surprendrai pas grand monde en affirmant que ce sont les adversaires fictifs qui me plaisent le plus… du moment que leur QI dépassent les 50 !

Quoi qu’il en soit, nous allons bavarder à propos des 4X en solo (et leurs quelques cousins) à travers trois catégories que voici :

  1. Les 4X auxquels nous avons joué
  2. Les 4X auxquels nous n’avons jamais joué
  3. Les 4X pour lesquels on aurait adoré avoir un mode solo


Les 4X auxquels nous avons joué

Uprising: Curse of the Last Emperor

“The must ! Pas la peine de poursuivre l’article, on a déjà notre gagnant !”

Oui, je sais que tu l’aimes bien… et moi aussi, remarque.

Uprising est un jeu bourré d’action dans lequel nos factions vont affronter deux puissants adversaires contrôlés par le jeu sur une île entourée de mers devenues glace.

Ce qui est sympa, c’est qu’on aura l’occasion de faire pas mal de choses : découvrir des territoires, construire des campements, réaliser des quêtes, acheter des objets magiques, subir des évènements etc.

Le jeu a la particularité de se jouer en coopératif : les joueurs et joueuses font équipe contre le jeu, et ils en baveront. Détail intéressant : les deux adversaires contrôlés par le jeu sont eux-mêmes ennemis et se distribueront pas mal de baffes entre eux. Mais attention, car leur passe-temps reste de maltraiter les plus faibles. C’est-à-dire vous !

L’un des adversaires se nomme l’Empire. Son objectif sera de coloniser l’île en établissant des forteresses un peu partout et en envoyant ses soldats d’élite anéantir les résistants. L’autre adversaire se prénomme le Chaos et son but est de… tout détruire, et il se trouve que vous êtes sur son chemin. Dans le genre tomber sur la pire île possible, on fait difficilement mieux. A côté de nous, Robinson Crusoé est en vacances !

Le jeu se termine lorsque tous les chapitres (2, 3 ou 4 selon votre choix) sont achevés. Si les factions des joueurs ont plus de points que les deux adversaires, alors c’est gagné ! Sinon, ben… on recommence.

En tant que coopératif, Uprising peut se jouer en solo. L’inconvénient, c’est qu’il faut contrôler deux factions au minimum. Pas dramatique en soi mais cela ne plaira pas à tout le monde.

En tout cas, il s’agit d’un gros 4X, ce qui veut dire boîte énorme (et chère), des règles touffues et des parties assez longues. Peut-être pas le meilleur choix pour débuter mais un bon candidat pour les amateurs du genre !

La critique complète est à découvrir ici.

Descriptions des 4X

  • eXploration : Le plateau représente une île composée d’hexagones. Les hexagones sur le bord représentent la mer qui a gelé et servent seulement de champs de bataille. Les autres sont recouverts de tuiles face cachée en début de partie et que les héros de faction doivent révéler. Bien qu’on sache à l’avance quelles ressources l’hexagone produira, on découvrira cependant son type de terrain (marais, forêt, montagne…) ainsi que les défenses et mystères qu’il abrite.
  • eXpansion : Notre personnage peut construire des campements sur les tuiles d’hexagones, campements qui pourront eux-mêmes accueillir des murs et une tour si on en paye les ressources. Pas de bâtiments spéciaux.
  • eXploitation : Il y a trois ressources différentes dans le jeu : cristaux, minerai et nourriture. On peut notamment acquérir ces ressources en explorant les hexagones, en accomplissant des quêtes et en amassant grâce aux campements. Toutes les ressources ou presque seront dépensées en unités, il n’y a pas de réelles technologies à développer.
  • eXtermination : Ici, les combats sont fréquents et sanguinaires. Les morts seront élus par le biais des dés. Les affrontements démarrent par une phase d’archerie dans laquelle seules les unités à distance peuvent attaquer ; par la suite, tout le monde peut se fou*** dessus. A noter que les types de terrain peuvent affecter le déroulement d’une bataille : les forêts donnent un coup de pouce aux archers, les plaines feront la joie des soldats montés etc.

Verdict ?

Un gros 4X épique et passionnant centré sur le combat, mais à réserver aux gros joueurs que le hasard ne rebute pas.


Heroes of Land, Air & Sea

Les humains, les nains, les elfes, les orques… tout le monde connaît ! Et ici, pas d’alliances ou d’amitié entre les races comme dans le gentillet Seigneur des anneaux : tout le monde se déteste !

Dans Heroes of Land, Air & Sea, les célèbres races s’affrontent sur une petite planète composée d’îles. Chaque faction démarre sur une île différente avec une capitale destinée à grandir.

Le jeu se compare facilement à la fameuse série de jeux vidéo Age of Empire, car il faudra créer des villageois pour amasser des ressources, ériger des tours et construire des bâtiments. En plus, on doit aussi “changer d’âge” en faisant monter le niveau de sa capitale, donnant accès à de fabuleux nouveaux pouvoirs.

Comme dans Uprising, il y aura beaucoup de combats, et les attaques surgiront de partout (comme la planète est ronde). Il y a tant de flancs à surveiller qu’il ne vous sera pas possible de créer la défense ultime. En fait, la meilleure défense sera l’attaque, tout simplement.

“Ici, les combats ne se résolvent pas à coups de dés, mais à coups de cartes, révélées simultanément. Ces cartes représentent des tactiques employées sur le champ de bataille (charge, mur de boucliers, encerclement attaque éclair…), et tout le monde possède les mêmes. Mais attention, car l’utilisation de ces cartes nécessitera de précieuses ressources. En règle générale, chaque carte peut être contrée par une autre, générant une part de bluff des plus appréciables. J’adhère !”

“Par contre, il vous faudra faire gaffe avec ces combats, car cela sera toujours du quitte ou double : le perdant perd ses unités les plus fortes alors que le gagnant ne subit aucune perte !”

Détail sympathique : le jeu ne porte pas son nom pour rien puisque les batailles se dérouleront aussi bien sur terre que sur mer ou dans les cieux. Chaque race peut construire un vaisseau volant ainsi qu’un transport maritime, de quoi surprendre l’adversaire. Et puis il est aussi possible de jeter des sorts, ce qui est toujours classe.

La partie prend fin lorsque l’un des objectifs 4X est réalisé par un joueur (dévoiler le dernier jeton Exploration, détruire une capitale adverse, avoir en jeu tous ses guerriers et villageois ou construire ses trois tours). Celui qui aura le plus de points l’emportera.

Heroes of Land, Air & Sea est sorti avec une variante solo dans les règles qui permet d’affronter une (ou plusieurs) faction fictive. Malgré ses qualités, cette variante est insuffisante à mes yeux, aussi, je l’ai quelque peu remaniée. Vous la découvrirez à la fin de ma ma critique.

Description des 4X

  • eXploration : Bien que l’on tire son emplacement au hasard, en début de partie, la composition des îles est toujours la même : on sait où se situent les montagnes, les champs, les forêts, les marais et les déserts. Par contre, chaque territoire abrite un jeton face cachée permettant de faire une découverte lorsque l’on s’arrête dessus pour la première fois.
  • eXpansion : Le bâtiment le plus important dans le jeu est votre capitale qui ne bougera pas de la partie. Par la suite, vos villageois pourront construire de petits édifices mais ceux-ci resteront dans votre capitale. Par contre, il est possible d’ériger des tours ailleurs sur les îles. Ces tours servent à la fois de défense, de point de relai avec votre capitale et peuvent amasser des ressources.
  • eXploitation : Contrôler des territoires permet de gagner des ressources, mais c’est en créant des villageois qu’on en gagnera beaucoup. Les villageois doivent être envoyés à l’extérieur de la capitale pour les amasser, ce qui fera d’eux des cibles faciles pour vos adversaires. Les ressources servent à créer des unités mais aussi à employer des tactiques au combat, à construire des bâtiments et à améliorer sa capitale. Et comme nous sommes limités dans les quantités que l’on peut posséder, il va falloir les gérer intelligemment !
  • eXtermination : Les combats sont un passage obligatoire du jeu et sont assez funs grâce aux tactiques, aux sorts et aux capacités des héros. Certains demanderont toutefois un peu de calcul mental, car il faut additionner les (nombreuses) différentes forces militaires pour déterminer le gagnant.

Verdict ?

Touffu et exigeant. Prend vite une allure de grosse mêlée générale. Mais bien développé et plaisant !


Imperium: The Contention

Qui a dit que les 4X c’était une histoire d’épées, d’arcs et de boucliers ? Dans Imperium: The contention, vos guerres se dérouleront dans l’espace, à bord de puissants vaisseaux armés de blasters. Les fans de Star Wars ne devraient pas se sentir trop dépaysés.

Autant les deux candidats du haut sont des jeux énormes (et chers), autant celui-ci est compact (mais tout de même cher). Ici, pas de plateau, seulement des cartes de grand format ! Pas de figurines non plus, enfin si, quelques unes quand même, pour peu qu’on achète la version deluxe, ce qui est malheureusement obligatoire si l’on veut bénéficier du mode solo.

L’expérience que nous propose Imperium évoque certains mini jeux sur tablette de par son objectif extrêmement simple. Qu’en est-il ? Détruire la base de l’autre, c’est tout. Bon ok, je suis de mauvaise foi, on peut aussi l’emporter en étant le premier à accumuler 8 points d’influence, mais on reste plongé dans un duel sans temps mort.

Comme je le disais, il n’y a pas de figurines dans ce jeu à la base. Nos vaisseaux sont représentés par des cartes qui agiront sur le plateau lui-même fait de cartes. Les vaisseaux servent à faire des reconnaissance sur le plateau, mais surtout à bastonner l’adversaire. On est dans du 4X, que Diable ! Ces vaisseaux proviennent d’un deck propre à la faction que l’on choisit. Et comme on ne sait pas à l’avance quelles seront les cartes que l’on tirera, il faudra s’adapter.

L’une des particularités de ce jeu, c’est qu’il n’y a quasiment pas de hasard. Les combats se résolvent sans dés : on se contente de comparer les capacités d’attaque et de défenses des différents vaisseaux. Ça peut paraître simpliste, mais cela ne l’est pas tant que ça, car de nombreux effets permettent de modifier la tournure d’une bataille. Au final, décrocher la victoire devient un véritable casse-tête.

Les parties d’Imperium sont conçues pour être hyper rapides. 30 minutes maximum quand vous connaissez les règles.

En solo, vous jouez contre une faction fictive. Son fonctionnement peut déstabiliser car cette dernière se contentera de vous balancer des vagues de vaisseaux en continu, toujours les mêmes, toujours de la même façon. J’ai d’abord craint que cela soit redondant, mais comme la tournure de notre deck diffère à chaque partie, cela ne l’est pas tant que ça. Mais ce système ne plaira pas à tout le monde.

Je n’ai pas rédigé de critique sur ce jeu mais j’en parle un peu ici si besoin.

Description des 4X

  • eXploration : Le plateau est composé de grandes cartes face cachée que l’on retourne au fur et à mesure que l’on construit des bases. Ces cartes représentent des bases à acquérir avec leurs points de vie. Certaines possèdent une capacité spéciale, mais dans l’ensemble, elles restent assez similaires, ce qui se justifie dans un souci d’accessibilité mais qui ôte une part de richesse bienvenue, malheureusement.
  • eXpansion : On établit sa présence sur les bases en plaçant un jeton propre à notre faction. Il est aussi possible par la suite de construire des stations sur ces bases si notre deck le permet.
  • eXploitation : Il n’y a qu’une seule ressource dans ce jeu. Plus vous contrôlerez de bases, plus vous en accumulerez. Cette ressource est nécessaire à tous les achats : vaisseaux, stations et activation d’une action.
  • eXtermination : Les vaisseaux n’ont pas une longue durée de vie dans ce jeu, tant cela canarde. Comme je le disais plus haut, il n’y a pas de dés pour les combats, les vaisseaux ayant une grande force d’attaque se contentant de détruire ceux ayant une faible défense. Mais comme les conflits peuvent accueillir grand nombre de participants et qu’il faut choisir ses cibles, cela ne sera pas aussi simple que ça !

Verdict ?

Un 4X rapide et étonnant qui tient dans une boîte peu volumineuse, mais à l’Automa particulier et qui manque peut-être de richesse dans ses trois premiers X.


Scythe

“Voilà enfin celui que j’attendais ! Subtil, raffiné, intelligent… Un 4X pour les VRAIES joueuses, en résumé !”

“T’as la mémoire courte ou quoi ? C’est toi qui disais en début d’article que c’était pas un vrai 4X !”

“J’ai dit ça, moi ? Foutaises !”

4X ou pas, j’ai dit qu’on en parlerait quand même.

Arrivé comme une météorite en 2016, Scythe est un jeu que l’on ne présente plus. Je me rappelle bien comment l’avoir découvert : le célèbre Harry Cover en parlait sur Tric Trac dans un article spécialement consacré au solo. Cet article a d’ailleurs été un tournant dans ma vie de joueur solo, à cette époque où je n’avais que des Zombicide et compagnie pour m’amuser seul. Scythe figurait dans l’article, notamment pour son Automa, ce fameux système gérant un adversaire fictif sans le moindre support numérique. J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer à Scythe à l’époque, et même si je ne le sors plus beaucoup aujourd’hui (ne m’en veux pas, K’euro), il continue d’occuper une place de choix dans ma ludothèque. Mais assez parlé nostalgie !

Scythe nous emmène tout droit dans la vieille Europe de l’est, en plein passé alternatif où la technologie est particulièrement avancée (il y a un nom pour ça, mais je ne m’en rappelle plus). Dans ce joli paysage, deux factions ou plus vont se mener un petit affrontement qui tournera davantage autour de l’économie que de la guerre. Nos villageois amasseront des ressources, construiront des bâtiments et donneront vie à de grosses machines appelées Mechs. Ces derniers serviront de transport mais aussi de soldat au cas où les factions adverses nous chercheraient des noises.

Source : Stepindance

La Mechan mécanique de Scythe est bien huilée : on effectue des actions (jamais deux fois la même de suite) qui sont elles-mêmes scindées en deux parties, la deuxième permettant de faire une acquisition contre des ressources. On passe donc notre temps à optimiser nos tours pour bénéficier au maximum de nos actions, et quand cela marche, bonjour la satisfaction !

Contrairement aux jeux exposés plus haut, Scythe ne brille pas par ses combats. Ces derniers sont extrêmement coûteux en ressources (puissance militaire) et se basent sur des mises secrètes, ce qui peut faire rager quand on se rend compte qu’il nous manquait un tout petit point pour gagner. On peut donc passer la partie (et la gagner) sans avoir mené le moindre combat, même si ce cas de figure reste tout de même rare, surtout en solo où l’Automa fait preuve d’agressivité.

Les différentes factions (5 au total dans la boîte de base, 7 avec la première extension) commencent chacune à un endroit déterminé du plateau et possèdent quelques pouvoirs différents, même si on est loin de pouvoir parler d’asymétrie.

Malgré sa taille et sa quantité de matos, Scythe, n’est pas un jeu qui s’éternise. Ses parties en solo durent environ 30 minutes pour peu qu’on ait l’habitude d’y jouer et qu’on ne soit pas du genre à calculer toutes les possibilités à l’avance.

Le jeu de base fournit un deck de cartes permettant d’affronter un Automa (joueur fictif) en solo, mais il est facile de dupliquer ce deck pour en affronter plusieurs. Attention néanmoins, car le jeu n’est pas non plus optimisé pour cela, les Automas risquant de vous laisser dans votre coin pendant qu’eux se font la bagarre au milieu du plateau.

Description des 4X

  • eXploration : On pourrait comparer Scythe à Heroes of Land, Air & Sea dans le domaine : certains territoires possèdent des jetons signalant une découverte à faire. Quand le héros de notre faction s’y rend, on pioche une carte sur laquelle est dépeinte un décor ainsi que trois choix possibles. Ces derniers sont de même nature d’une carte à l’autre : on peut soit recevoir une récompense gratuite, dépenser de l’argent pour obtenir quelque chose ou perdre de la popularité pour bénéficier d’un gros bonus. On ne subit donc jamais de tuile, d’où l’intérêt d’explorer un max.
  • eXpansion : Pour contrôler un territoire, il faut qu’il y ait dessus soit un ouvrier, soit un Mech, soit un héros, soit un bâtiment. Certains territoires possèdent des tunnels, ce qui les rend adjacents entre eux. Il y a également des lacs, mais seules quelques factions peuvent les occuper (pour peu qu’elles aient développé la technologie correspondante).
  • eXploitation : Quatre types de ressources peuvent être amassées dans cette vieille Europe : pétrole, minerai, bois et nourriture. Chaque type ne sert qu’à une seule chose, pas la peine donc d’espérer construire des Mechs avec du bois ou développer des technologies avec de la nourriture. Pour obtenir des ressources, il faut posséder des ouvriers sur les territoires correspondant. On peut aussi acheter des ressources avec notre argent.
  • eXtermination : Il y a des combats dans Scythe, mais pas de morts. Les ouvriers que vous attaquerez fuiront jusqu’à leur base (et cela vous fera perdre de la popularité), et pour les Mechs et les héros de faction, cela sera pareil, sauf qu’il faudra d’abord les battre. On a donc l’impression d’être dans un genre de guerre froide où l’on montre les muscles plutôt que d’actionner des fusils.

Verdict ?

Scythe n’est pas un véritable 4X (pas de réelle eXtermination et une eXploration minimale), mais il reste bourré de qualités. N’oubliez juste pas qu’il s’agit d’un Eurogame avant tout.


Les 4X auxquels nous n’avons pas (encore) joué

Nous n’allons pas tous les citer, bien entendu, seulement parler de deux que l’on voudrait bien pouvoir essayer un jour.

Space Empire

Ce jeu est tellement un 4X que c’est même marqué sur sa boîte !

Quand je vois les images de Space Empire, je pense tout de suite à un Wargame à cause de tous les petits jetons et les règles touffues qui possèdent 12’000 caractères pour une seule image. Le plateau a quelque chose de beau à être tout noir avec ses étoiles (forcément, on est dans l’espace) mais aussi de froid, surtout pour ceux et celles appréciant les jolis décors.

Mais que l’on ne s’arrête pas à cela, car il paraît que Space Empire est une vraie bombe en matière de 4X solo. On va démarrer avec une base, construire plein de vaisseaux, coloniser des planètes, gagner de l’argent et repousser des envahisseurs. Je crois savoir qu’il y a différents scénarios possibles pour le solo, tous très rejouables. Et les extensions ajoutent un contenu non négligeable.

Attention par contre, parce que les parties peuvent durer vraiment très longtemps !


Voidfall

Attention, possible OVNI ludique en approche ! Eh oui, ses auteurs ne sont autres que les créateurs des assez reconnus Imperium Classics et Imperium Legends, jeux de civilisation dans l’antiquité au mode solo accrocheur.

Cette fois, on délaisse les pharaons, les dynasties Qin et les pyramides mayas pour s’envoler dans l’espace et bouffer du tentacule !

Il suffit de regarder quelques vidéos sur ce gros bébé pour comprendre qu’on a affaire à du sérieux. Le jeu semble riche, travaillé et profond. Mais mieux vaut prévenir les amateurs de frissons : il n’y aura aucuns lancers de dés dans Voidfall, c’est bel et bien de l’Eurogame ! En fait, mieux vaut prévenir carrément tout le monde, car ce n’est pas du jeu pour joueur de passage : la complexité de Voidfall est de 4.36/5 sur Board Game Geek, surpassant de peu celle de Mage Knight !

Le jeu est issu d’un Kickstarter et n’a pas encore été livré, mais à l’heure où j’écris, il est encore disponible en Late Pledge sur Gamefound, si cela vous intéresse.


Monumental

J’aurais pu avoir ce jeu !

Ce que je veux dire par-là, c’est que j’aurais pu participer à l’une des deux campagnes Kickstarter, mais que je ne l’ai finalement pas fait, parce que je n’étais pas bien sûr de moi.

Monumental (me) fait extrêmement envie sur le papier : on incarne une grande civilisation de l’antiquité et on la développe sur un plateau, avec des combats, des barbares, des combats, des technologies et aussi des combats !

“T’as raison, ça fait envie pour le coup ! T’es sûr qu’on peut pas encore essayer de se le choper ?”

Arghhh ! Commence pas toi, ne me donne pas envie !

Non, si je n’ai pas cédé, c’est parce que le jeu a fait couler pas mal d’encre sur internet : l’éditeur a essuyé des critiques concernant la gestion de sa campagne Kickstarter, et l’Automa ne serait pas des plus convaincants. Je n’ai malheureusement plus les détails en tête, mais je peux dire que je resterai tout de même attentif si le jeu devait faire une halte dans certaines boutiques, même s’il a été annoncé comme un Kickstarter exclusif (encore et toujours…).

Bref, si vous me voyez un jour écrire une critique dessus, c’est que j’aurai été faible. Dans ce cas, je vous autoriserai à vous moquer de moi !

En tout cas, Monumental m’évoque souvent le fameux Clash of Cultures (voir plus bas).


Dark Ages

Voici en gros ce que fut ma réaction quand j’aperçus ce jeu sur une fameuse boutique en ligne.

Mais voici celle qui est survenue quand je découvris le prix :

Forcément, c’est une somme. Comme si j’avais que ça à faire de dépenser autant pour un jeu !

“Mais pourtant, en janvier, t’as dépensé 300€ pour avoir Upris…”

LA LA LA LA LA ! JE N’ENTENDS RIEN !!! LA LA LA !

Enfin, je vais rectifier : si je dépense 135€, je préfère être sûr que le jeu est bon. Malheureusement, on manque encore un peu d’information sur celui-là.

Donc voilà, sujet suivant !

C’est tout ? Tu ne nous parles pas du jeu, histoire qu’on sache un peu comment ça fonctionne ?”

Eh bien… non. Comme j’ai vu qu’il y a avait pas beaucoup de critiques, surtout concernant le solo, j’ai préféré ne pas m’aventurer là-dedans, de peur de céder à la vile tentation.

Oui, ok, ça ne servait donc à rien que je parle de ce jeu, mais au moins, comme ça, si l’un.e d’entre vous y a joué, il/elle pourra me dire dans les commentaires si c’est bien. Voilà !

Notez qu’il y en a deux : Dark Ages: Heritage of Charlemagne et Dark Ages: Holy Roman Empire. Je vous laisse imaginer le budget nécessaire si vous voulez les deux boîtes…

“Ça fera toujours moins cher que d’acheter Upris…”

LA LA LA LA LA ! ON PASSE A LA SUITE ! LA LA LA !!!


Les 4X pour lesquels on aurait adoré avoir un mode solo (officiel)

Clash of Cultures

J’ai quelques fois eu l’occasion de jouer à Clash of Cultures (l’ancienne version, pas la toute nouvelle) chez des amis. Ce n’était jamais très facile pour moi, car j’oubliais chaque fois les règles d’une session à l’autre (forcément, en y jouant en moyenne 0,38 fois par année…), et en plus, je ne suis jamais très habile stratège aux jeux sur lesquels je n’ai pas pu m’entraîner quelques dizaines de fois en solo).

Mais bor**, quel jeu solide !

Quand, comme moi, on aime Age of Empire sur PC, on est forcé d’avoir un faible pour Clash of Cultures. Une carte à révéler, des ressources à accumuler, un arbre de technologies à développer, des barbares à zigouiller, des armées à lever, une gestion du moral des villes… Waw !

Malheureusement, la nouvelle édition n’a pas eu recours à un créateur professionnel de mode solo. On guettera donc la suivante… en 2051 ou dans ces eaux-là.


Twilight Imperium

Le genre de monument ludique sur lequel je fantasmais ado en lisant le catalogue publicitaire fourni dans certaines boîtes de jeu. Comme quoi, chacun son type de magazine pour passer du bon temps.

Hmm… Je m’égare.

Je n’ai jamais eu la chance et le courage de jouer à Twilight Imperium que l’on a envie de qualifier de jeu ultime avant même de l’avoir essayé. On en viendrait à tout donner pour lui voir naître un mode solo, même si nous savons tous que cela n’en vaudrait pas la peine, puisque la diplomatie, les alliances et les trahisons sont au cœur du jeu.

Mais tout de même, des vaisseaux, des planètes, un conseil galactique, des factions asymétriques,une boîte énorme… La vache.

Euh… je reviens, je vais aller lire un peu. Où est-ce qu’il est passé, ce satané catalogue…


“Je crois qu’il ne reviendra pas avant un moment. On espère donc que l’article vous a plu. On se réjouit également de lire ce que vous pensez des 4X et ce que vous auriez à nous conseiller. A tout bientôt, les amis !”

Catégories : Articles divers

0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.