Imperium: Classics/Legends – Devenez la vedette des livres d’histoire

Publié par Le chat solitaire (Skinner) le

Imperium: Classics & Imperium Legends (2021)

Auteurs : Nigel Buckle & David Turczi

Illustrateur : Mihajlo Dimitrievski

Editeur VO : Osprey Games

Editeur VF : Origames (à venir pour octobre 2021, normalement)

Joueurs : 1 – 4

Durée : 60 – 120 minutes

Complexité selon BGG : 3,44 / 5 pour Imperium: Classics & 3,71 / 5 pour Imperium: Legends

Genre : Jeu de cartes orienté sur le deckbuilding

Préambule

Au moment où j’écris, Imperium a pris d’assaut la planète ludique. Ses armées règnent en maître sur les forums et sa civilisation soumettra les joueurs hostiles à sa glorieuse avancée ! Il ne nous reste plus beaucoup de temps. Fuyez tant qu’il en est encore temps, pauvres fous, pauvres folles ! Allez, et n’oubliez pas d’emporter vos jeux les plus chers avec vous !

“Dis voir le chat, t’es sûr que tu te sens bien ? Tu devrais sortir de ta caverne et prendre un peu l’air frais, à mon avis. Ou alors arrêter l’herbe à chat…”

Hein ? Quoi ? Oui, bon, j’irai faire un tour tout à l’heure, mais laisse-moi rédiger ma critique, d’abord.

L’autre jour, nous avons beaucoup discuté de Mage Knight, jeu qui est pourtant sorti il y a des années (en 2011 en VO et 2014 en VF).

Le jeu dont je vous parle aujourd’hui est récent, surgi tout droit de l’année 2021, et il se trouve qu’on parle pas mal de lui.

Ceux et celles qui me lisent sur Tric Trac où ont suivi le précédent Top savent que j’ai un attrait particulier pour les jeux de civilisations jouables en solo.

Enfin, surtout les jeux de civilisations où l’on peut se faire la guerre, connaître la prospérité et la gloire !

Pour ce qui est de l’avancée et du développement, vous verrez qu’Imperium répond parfaitement aux critères ! Pour ce qui est de la guerre, un peu moins. Mais est-ce vraiment grave ? Il vous suffira de lire mon appréciation finale pour le savoir.

Matériel & Contenu

Pour commencer, il convient de préciser qu’il existe deux boîtes de ce jeu Imperium :

  • Imperium: Classics
  • Imperium: Legends

Les deux boîtes sont équivalentes en terme de quantité de matériel et sont chacune des standalone, ce qui signifie qu’il est tout à fait possible de jouer avec une seule. D’ailleurs, les règles sont identiques d’une boîte à l’autre, mots pour mots.

La principale différence entre les deux soeurs, c’est les civilisations qu’elles contienent.

Imperium: Classics contient 8 civilisations, parmi lesquelles des très connues : Romains, Grecs, Macédoniens, Celtes, Vikings etc.

Imperium: Legends contient également 8 civilisations, mais un peu plus reculées, loin de notre vision occidentale, ou alors rattachées aux légendes : Dynastie Qin, Mauris, Egyptiens, Atlantes etc.

Chaque civilisation a son propre deck de cartes, un peu plus d’une vingtaine. Les quelques 100 cartes restantes sont communes et représentent des innovations, des régions, des tributs d’alliés, des désastres et de la gloire.

“Les cartes sont toutes illustrées dans un style qui fait penser à de la bande dessinée. Le tout est plutôt simple et joli, même si ça n’en jette pas autant que les cartes de l’Ombre de Kilforth…”

On peut se dire ça, effectivement, mais aussi “réalistes” soient les illustrations de l’Ombre de Kilforth, tout le monde n’aimera pas forcément. Je reste toutefois d’accord avec toi, Sina’, je trouve aussi les illustrations d’Imperium agréables.

“Tu reconnaîtras par contre que la villageoise des Mauris sur la carte Prosperity a une expression un peu malsaine… !”

Euh… je ne me prononcerai pas.

Les deux boîtes fournissent également tout un lot de jetons représentant des points de progrès, du matériel, de la population, des marqueurs Action et des marqueurs Exhaust. Et pour conclure, trois lignes en carton pour situer le marché commun.

Les petites assiettes ne sont évidemment pas fournies avec le jeu. Source : BGG

En plus, bonne nouvelle ! le jeu est fourni avec un insert pour les cartes, ce qui permet de…

Mauvaise nouvelle !

“Les cartes sleevées rentrent difficilement dans l’insert !”

Bon, merci Trauman… Mais j’y reviendrai dans deux secondes.

Je disais que la boîte fournissait un insert très pratique pour trier les cartes. Je sais pas pour vous, mais je n’ai pas l’impression d’en voir souvent. Après, on peut se questionner quant à la nécessité d’un tel accessoire fait de plastique alors que la planète, en ce moment… mais c’est un autre débat.

Donc, oui, l’insert est pratique !

Mais si vous décidez de sleever vos cartes comme je l’ai fait, vous vous confronterez à un petit problème !

A moins d’opter pour des sleeves de taille exacte, vous n’arriverez pas à ranger vos cartes dans l’insert. Et puis, même avec les bons sleeves, vos cartes se sentiront un peu serrées dans leur compartiment, ce qui abîmera les coins des sleeves. Rien de très grave, mais cela reste un peu frustrant.

Il va de soi que si vous ne sleevez pas vos cartes, vous ne rencontrerez aucun problème. Notez d’ailleurs que plusieurs Youtubeurs ont résisté à la tentation.

Tout ce matériel est amplement correct : les cartes (même dépourvues de plastique protecteur) ne sont pas trop fragiles et les jetons sont de bonne consistance. Pas grand chose à redire.

Mécanique

Dans Imperium, on joue des cartes, on pioche des cartes, on défausse des cartes et on mélange des cartes.

Un mot : Deckbuilding, même si les puristes trouveront à redire puisque la plupart des cartes acquises arrivent directement dans la main.

Imperium a cependant plus d’un tour dans son sac pour se différencier de ses rivaux.

Mais nous reviendrons là-dessus plus tard. Parlons d’abord un peu des civilisations.

Les civilisations

Nous l’avons vu plus haut : il y a 16 civilisations, 8 dans chaque boîte.

Bien qu’elles suivent le même système de jeu, ces civilisations présentent certaines asymétries et se spécialiseront rarement dans le même domaine que les autres. Il se peut que des civilisations exploitent carrément des règles différentes (comme les Arthurians qui réalisent des quêtes… on les appelle d’ailleurs les frères quiquettes… Désolé, blague empruntée aux Simpson).

Question différences et spécialités, on retrouve un peu de tout. Les Egyptiens sont de redoutables bâtisseurs d’empire. Les Macédoniens seront poussés par leur soif de conquêtes. Les Perses n’ont pas leur pareil pour obtenir les faveurs des autres nations. Les Olmecs évolueront grâce à leurs cartes “masque” et connaîtront la gloire par le sacrifice (charmant). Les Utopians tireront avantage de la réussite des autres civilisations.

Et ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres.

Pour guider le joueur ou la joueuse, les civilisations possèdent une valeur de compléxité dans le livret de règles. Des civilisations comme les Arthurians ou les Utopians (je le nomme en anglais car j’ai des doutes sur le mot exact en français) ont un fonctionnement unique qui peut décourager les débutants alors que d’autres, comme les Romains ou les Perses réclament nettement moins d’expérience.

“Les civilisations les plus accessibles se situent pour la plupart dans la boîte Imperium: Classics. Il peut être intéressant de commencer par elles.”

“Les Mauris ont leurs éléphants de combat ; les Egyptiens ont Ramsès II ; Les Minoes ont leur labyrinthe avec le Minotaure, les Grecs ont leurs jeux olympiques… Toutes ces références à l’histoire, c’est génial ! Par contre, mieux vaut être calé pour toutes les repérer.”

Commencer à jouer

Une fois que vous aurez choisi votre civilisation, il vous en faudra une autre comme adversaire. Et son chef ne sera autre que le Bot ! Eh oui, cela sera du 1 VS 1 !

Ici, les Vikings (joueur) contre les Perses (Bot). Source : BGG

Mais qui dit 1 VS 1 ne dit pas forcément conflit permanent. Une civilisation nécessite beaucoup de travail à faire dans son coin.

Vous allez commencer par mettre votre civilisation en place, ce qui signifie séparer votre mini deck de départ des cartes Développement et des cartes Nation. Puis vous placez une carte rouge près de votre pioche pour indiquer que votre civilisation n’en est qu’à son stade de Barbares pour le moment.

Lors de votre tour, vous avez par défaut cinq cartes en main. Ces cartes sont d’un type précis :

  • Innovation incivilisée (savoir accessible à tous)
  • Innovation civilisée (réservée aux civilisations devenues des Empires)
  • Tribut (des hommages que vous versent des nations extérieures à la partie)
  • Région (des terres que pourra contrôler votre civilisation)
  • Notoriété (ou Fame, des cartes vous conférant de puissants avantages et/ou valant beaucoup de points)
  • Désastre (ou Unrest, de la “mauvaise herbe” qui ne sert qu’à pourrir votre deck et à vous faire perdre des points en fin de partie)
  • Autre (la carte ne s’inscrit dans aucune des catégories supérieures)

Les effets de ces cartes sont variés. Ils vous permettront d’acquérir de nouvelles cartes, de gagner des ressources ou progrès, d’étendre votre empire, d’embêter votre adversaire etc.

Au début, vous ne possédez que des cartes “faibles” qui n’auront que pour vocation de vous offrir un deck plus évolué.

Pour jouer une carte, il vous faut effectuer une action. La moitié des cartes environ propose des effets immédiats pour être ensuite défaussée. Les autres cartes sont permanentes et restent dans votre aire de jeu, du moins jusqu’à ce qu’un effet ne les en fasse sortir.

Bon nombre d’actions vous autoriseront à “acheter” de nouvelles carte au Marché. Il existe deux façons pour ce faire, si je schématise : l’achat simple (Acquire : vous êtes limité.e aux cartes visibles du Marché et devez ajouter une vilaine carte Unrest à votre main si le jeu l’oblige) ou l’achat avancé (Break through for : vous pouvez prendre n’importe quelle carte visible ou alors tenter votre chance en récoltant la première d’une des pioches communes. Et vous ne prenez aucune carte Unrest).

Je ne vous étonnerai pas en disant qu’il est plus difficile d’accéder à un l’achat avancé (Break through for) qu’un achat simple (Acquire)

Une “main romaine”. Source : BGG

Un petit détail, tout de même : vous ne possédez par défaut que 3 actions, ce qui veut dire qu’il vous faudra prendre une décision pour les cartes restantes de votre main : les conserver ou les défausser.

Et c’est là que nous arrivons à un point subtil du jeu.

Comme dans 98,59845% des jeux de type Deckbuilding, les cartes défaussées d’Imperium reformeront une pioche par la suite.

Et ce qui est intéressant, c’est qu’à chaque fois que votre défausse redeviendra une pioche, votre civilisation évoluera.

Car quand vous remélangez votre défausse, vous y ajoutez une carte Nation. A moins qu’il ne s’agisse d’une Unrest, cette carte vous fournira un élément propre à l’histoire de votre civilisation. Cela peut être par exemple des territoires spécifiques à conquérir (comme la Crète pour les Minoes), une innovation à mettre en jeu (comme les jeux du cirque pour les Romains) ou un personnage historique (Alexandre le Grand pour les Macédoniens). Dans tous les cas, quelque chose dont vous entendu parler dans vos cours de l’époque (ou actuels).

Et lorsque toutes les cartes Nation auront été acquises (ce qui nécessitera plusieurs mélanges de défausse), votre civilisation ne sera plus un peuple de Barbares, mais un Empire, avec accès aux innovations civilisées, très avantageuses. La carte rouge sera alors retournée sur sa face bleue.

Une fois votre civilisation devenue un Empire, vous n’obtiendrez plus de cartes Nation quand vous remélangez votre défausse mais des cartes Développement, encore une fois spécifiques à votre civilisation. Ces cartes sont à la fois extrêmement utiles et riches en points de victoire. Mais elles ne sont pas gratuites : il vous faudra dépenser des ressources pour les obtenir !

“Toutes ces cartes Nation et Développement détermineront le ton de votre civilisation et renforceront ses points forts. Ces cartes seront les mêmes d’une partie à l’autre ; ce sera donc surtout les cartes communes qui apporteront du renouvellement.”

On pourrait croire qu’il s’agit du seul moyen de devenir une grande civilisation. Mais il est possible de marquer l’histoire autrement.

Si vous avez été attentif ou attentive plus haut, vous aurez noté qu’il y a aussi des cartes Notoriété (Fame en VO). Ces cartes ne peuvent pas être achetées comme les autres : un autre moyen est nécessaire. Pour la plupart des civilisations, cela sera leur carte Glory personnelle, permettant de défausser 3 Régions sous contrôle jeu pour obtenir une carte Notoriété dont les avantages sont indiscutables. Le processus peut naturellement être répété, mais rappelez-vous que vous n’avez que peu d’actions par tour et qu’il vous faut posséder les bonnes cartes tout en évitant de négliger l’avancement de votre civilisation.

Encore quelque chose à souligner. Comme dans n’importe quel Deckbuilding, on finit par être un peu submergé par ses vieilles cartes devenues désuètes. Heureusement, le jeu propose un système tout à fait élégant pour y palier : les vieilles cartes peuvent être placées dans l’Histoire de votre civilisation. Cela signifie qu’elles n’encombreront plus votre deck mais continueront à rapporter des points à la fin. Il s’agit désormais de souvenirs !

Notez que les personnages historiques, dans ce jeu finissent aussitôt dans votre Histoire après avoir été joué. Comprenez que votre civilisation peut vivre à travers les siècles, mais pas eux.

Le Bot

Bon, j’espère que vous n’avez pas oublié le Bot, dans tout ça !

Cet adversaire effectuera chacun de ses tours après les vôtres. Lui aussi possède sa propre main et jouera ses cartes comme vous.

Enfin, pas exactement de la même façon. Pour des raisons de simplicité, le Bot ignore les textes sur les cartes. En revanche, il prend en compte le type des cartes, ce qui signifie notamment qu’il conquérra des régions et s’en prendra à vous s’il possède des cartes offensives.

Il ne m’est toutefois pas possible de généraliser davantage, car en réalité, le Bot diffère complètement selon la civilisation qu’il incarne.

En effet, les règles prévoient différents tableaux de comportement, un par civilisation. Comprenez donc qu’un Bot incarnant les Celtes se comportera en partie comme un joueur incarnant les Celtes.

Quand vient son tour, le Bot révèle progressivement sa main de cartes (on est d’accord que c’est vous qui la révélerez pour lui, ça ne se fera pas tout seul magiquement) et les joue une par une. Comme le texte des cartes ne s’applique pas pour le Bot, vous devrez vous référer à son tableau pour connaître l’effet de sa carte. Vous recommencez ensuite cela une fois, deux fois, trois fois, jusqu’à avoir joué toutes les cartes disponibles.

Tout cela demande un peu de concentration, mais cela se fait ensuite tout seul. Non, vraiment, le tour du Bot ne durera pas longtemps. Il se peut même que vous soyez à chaque fois curieux de savoir ce que ce galopin vous réserve.

Vous l’aurez compris, il suffit juste de suivre les indications du tabl…

Mauvaise nouvelle !

“Les tableaux du Bot comportent un erratum qui le rend injouable !”

*Soupir*

Oui, Trauman a raison.

Pour une raison assez étonnante, les développeurs ont laissé passer un erratum centrale.

Il n’est en effet pas précisé que le Bot se débarrasse de ses cartes Unrest quand celles-ci sont révélées.

Et du coup, vous risquez de penser que ces cartes suivent un autre procédé sur le tableau : celui réservé aux cartes n’appartenant à aucune catégorie, destinées à certaines cartes du deck de départ du Bot.

Et si vous jouez de cette façon… ça ne marchera tout simplement pas. La partie se terminera en deux minutes montre en main, avec une défaite immédiate pour vous.

Car, voyez-vous, si à tout moment la pile de cartes Unrest se vide, vous perdez, un point c’est tout. Il est donc impératif que le Bot se débarrasse de ses cartes Unrest en les renvoyant dans la réserve.

Maintenant, laissez-moi vous rassurer sur un point : cette errata n’a rien d’insurmontable, car une fois que vous en aurez conscience, vous jouerez comme il faut au jeu, sans que cela ne vous demande d’efforts supplémentaires. En plus, les tableaux de Bot corrigés sont disponibles sur Board Game Geek (lien en fin d’article), prêts à être imprimés, ce qui améliorera votre confort de jeu au passage.

Voilà, pas la peine de s’alarmer !

Mauvaise nouvelle !

“Il y a d’autres errata dans le jeu !”

“Dis donc, Trauman, tu veux bien remonter dans ta bagnole à cadavre et apporter tes mauvaises nouvelles ailleurs ? Tu nous gonfles !”

Non, laisse, Sina’, Trauman a raison : il y a bel et bien d’autres errata dans le jeu. Rien de bien méchant, néanmoins, juste quelques oublis dans les règles et sur quelques petites cartes. Mais mieux vaut prévenir. Une fois encore, la liste des errata est disponible sur Board Game Geek.

Maintenant que le négatif est passé, concentrons-nous sur le positif.

Le jeu en solo est bon. Très bon, même !

Le Bot est un super adversaire, ni simplet dans ses mécaniques ni trop compliqué.

Vous aurez du plaisir à vous mesurer à lui. D’autant plus qu’il y a cinq niveaux de difficultés différents (et même un sixième si vous vous révélez être un dieu vivant à ce jeu).

J’en suis pour le moment au niveau 4, avec à peu près autant de victoires que de défaites. Et je m’amuse complètement !

“Autant dire que je m’amuse aussi. Le jeu brille par sa mécanique parfaitement huilée et ses décisions à pren… Vous savez quoi, je vais plutôt garder tout ça pour mon avis en fin d’article.”

Ce qui tombe bien, parce que nous y arrivons bientôt. Mais il reste encore une chose dont il faut parler.

Fin de la partie

Nous avons vu plus haut que la partie s’achève si la réserve de cartes Unrest est vidée, ce qui entraîne aussitôt la victoire du Bot. Ce type de fin n’arrive cependant que rarement, le plus souvent si vous manquez un peu d’attention.

Une véritable partie se termine quand l’un des points suivants est déclenché :

  • Il n’y a plus de cartes dans la grande pile commune
  • Vous résolvez la carte King of the Kings, tout dernière carte de la pile Notoriété
  • L’une des civilisations a acquis sa dernière carte Développement
  • Une condition spécifique à une civilisation déclenche la fin

Nous effectuons alors un dernier tour et passons donc au décompte.

Et là, c’est le drame : il y a des points à compter partout ! Pire : certaines cartes se basent sur vos autres cartes pour rapporter des points. Parfois, cela dépendra même de leur emplacement dans votre zone de jeu.

Soyez donc patient.e, ne vous précipitez pas trop afin d’éviter les erreurs. Et dites-vous aussi que plus vous aurez de parties à votre actif, plus cela deviendra fluide.

Pour ce qui est du score du Bot, c’est déjà plus simple : on se contente d’additionner tous les points sans se soucier des autres cartes et de leur emplacement. Une petite minute et le tour est réglé.

Voilà, je pense avoir dit l’essentiel. Nous arrivons enfin à la…

Conclusion

L’avis de Sinatrash

“Imperium est un jeu de cartes plutôt pas mal. On ne va pas se faire la guerre entre joueurs, mais on peut tout de même aller les chicaner en leur faisant défausser des régions ou en leur refilant des cartes Unrest.

Le rythme est aussi un peu lent, car il faut sacrément se casser la tête certains tours. En plus, les parties durent longtemps…

Je suis par contre assez content qu’on ait affaire à un Bot : toujours plus thématique que de chercher à battre son meilleur score tout seul.

Puisqu’on parle de thème, je reconnais qu’il est présent, avec toutes ces civilisations et leurs cartes qui évoquent l’histoire. Et puis les illustrations aident à nous plonger dans l’ambiance.

Après, c’est vrai que j’aurais préféré avoir un plateau et des figurines dessus, façon Clash of Cultures. Mais bon, on ne peut pas tout avoir…”

12/20

L’avis de K’euroline

“Quelle belle surprise que cet Imperium: Classics/Legends ! Enfin une belle façon de manier le thème sans pour autant négliger la mécanique !

Les possibilités de jeu sont impressionnantes : il y a toujours des choix délicats à faire, et je pourrais passer des heures à réfléchir à l’acquisition de mes cartes.

Le Bot se révèle irritant quand il nous pique les cartes que l’on convoite, mais l’auteur a prévu des moyens pour empêcher cette félonie, ou de rebondir agilement, si c’est inévitable.

En tant que deckbuilding, Imperium génère forcément du hasard. A nous cependant de nous montrer rusé.e pour réagir en conséquent !

Après bien des parties, je me sens encore devenir meilleure. Aussi, je demande à l’Automa de niveau 6 de bien vouloir me garder une place pour notre confrontation, car celle-ci viendra !”

17/20

L’avis Solo

Le Bot est un adversaire solide et adaptable, qui peut justifier à lui seul l’achat du jeu.

De taille modeste, les boîtes s’emportent facilement en vacances et procureront des heures de plaisir à leur public.

La simplicité du Bot est un atout, même si certain.e.s souhaiteront le voir agir encore davantage comme un joueur.

Pour ce qui est de la durée d’une partie, elle en rebutera plus d’un. Les autres par contre savoureront la lente mais très satisfaisante ascension de leur enfant.

17/20

Appréciation personnelle du chat

Imperium: Classics/Legends est de loin l’une des plus belles surprises de l’année 2021.

Les règles peu didactiques et les errata ennuyeuses, à aucun moment, ne savent entraver le plaisir de faire grandir sa civilisation.

Malgré des parties plutôt longues pour un jeu de cartes, on en vient à réclamer sa revanche encore et encore.

Pas besoin d’être un forcené du combo ou des probabilités pour se sentir chez soi avec ce jeu. On essaie ce qui nous paraît juste, et on s’amuse des conséquences, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Les 16 civilisations différentes nécessitent bien des parties pour être maîtrisées et assureront une rejouabilité digne de ce nom.

Heureusement qu’un éditeur a compris la nécessité d’offrir une version française à cette merveille !


Quelques ressources pour terminer :


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