Découverte du moment – Kleos

Publié par Le chat solitaire (Skinner) le


Prologue inutile

Salut à toutes et à tous !

Après l’annonce d’une forte immigration de jeux, il me fallait bien commencer à vous parler de l’un d’eux. J’ai nommé, le très antique et le très grecque Kleos !

“Comment ça ? Il était pas présent dans l’article, celui-là…”

Eh ben… parce que ça a été un cadeau d’anniversaire surprise !

“Un cadeau surprise ? Tu l’as tout de suite réclamé à ton papa le jour même où tu l’as découvert !”

“Et ensuite tu viens bassiner les lecteurs en leur disant qu’il faut jouer plutôt qu’acheter sans arrêt ? Y a comme qui dirait hypocrisie !”

Mais… mais… je vous jure que je ne voulais faire de mal à personne ! Je sais que j’ai fauté et… Bon, autant vous situer le contexte.

C’était le jour de mon anniversaire (*confettis et serpentins*) et mon père, qui n’avait toujours aucune idée de cadeau pour moi, m’a demandé ce que je voulais. Comme tous les autres jeux dans l’article référé plus haut sont déjà arrivés où sont en cours de livraison, j’ai décidé de faire un petit tour sur le catalogue de Philibert. Car oui, en ce moment, j’ai envie de jeux, je le confesse.

Je suis tombé sur ce jeu qui avait un thème sympa, et quand j’ai vu que le mode solo nous faisait affronter des adversaires automatisés, j’ai voulu sauter sur l’occasion.

Le jeu m’ayant été offert mercredi, j’ai eu le temps de me lancer. Alors c’est parti pour Kleos !


Le jeu

Dans Kleos, nous incarnons l’un des redoutables enfants de Zeus parmi ceux disponibles : Athéna, Dionysos, Arès, Artémis ou Hermès.

Notre but ? Nous accaparer la ville de Kleos récemment découverte, devenir son emblème, celui ou celle à qui tous les temples seront consacrés. Parce que, entre nous, on sait tous que régner sur une seule petite “villounette” comme Athènes ou Spartes, c’est bon pour les demi-dieux. Autant sacrifier des vies humaines pour en ajouter une autre à son palmarès. Après tout, on s’ennuie tellement sur l’Olympe !

Pour espérer que Zeus nous confie cette ville, il va falloir récolter des points de gloire. Et pour cela, la guerre est toute indiquée !

“Mais quelle bonne idée !”

Je ne te le fais pas dire.

Kleos est donc un jeu d’affrontement et de positionnement. Chaque joueur contrôle un champion envoyé par son dieu (Héraclès pour Athéna, Léonidas pour Arès, Atalante pour Artémis etc.). Comme cela ne suffira pas à tout massacrer, notre dieu nous envoie aussi toutes sortes d’infanteries, de cavaleries et de monstres qui combattront pour nous. Toutes nos unités ont des caractéristiques pour attaquer, se défendre, aider ses alliés, recruter des renforts légendaires et accomplir toutes sortes d’exploits.

Marquer des points de gloire se fera de plusieurs façons, comme en tuant des adversaires et en recrutant des unités légendaires. Cela se fera aussi en contrôlant les zones clés de la ville en fin de journée, à savoir le port, le théâtre, l’arène et le marché. Bien entendu, ces zones se situent pile au milieu de la ville, histoire que tout le monde y arrive en même temps. On a donc affaire à un jeu de type “Roi de la colline”.

“Pour un jeu à 50€, le matos est plutôt chouette. Il n’y a que cinq figurines – une par champion – mais joliment détaillées. Les dés sont bien foutus mais difficilement lisibles : c’est des motifs jaunes sur des faces blanches, il faut donc s’y habituer. Et puis surtout, il y a les illustrations très classes et immersives. Là où je vais râler, par contre, c’est les pions en bois en forme de hoplites représentant nos unités. Ils sont plutôt cools mais purée, il faut vraiment de l’imagination pour se dire qu’ils peuvent parfois représenter le Minotaure, un cyclope ou encore l’Hydre de Lerne !”

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Si nos unités proviennent majoritairement d’un deck commun, ce n’est pas le cas de nos pouvoirs. Chaque dieu possède ses propres bottes secrètes qui détermineront son style de jeu. Artémis, par exemple, est efficace en séparant ses troupes pour mieux traquer les adversaires alors qu’Athéna transformera ses sbires en terribles créatures. L’auteur définit d’ailleurs son jeu comme légèrement asymétrique.

Question combat, c’est assez bourrin. Les unités lancent une pétée de dés lorsqu’elles cognent, parfois jusqu’à 14 ! Pour tuer, il faut obtenir au moins autant de succès que la valeur d’armure de la créature. Si c’est raté, eh bien tant pis, c’était un coup pour rien. Mais ne vous en faites pas, il y a pas mal de stratégie tout de même. Vos pouvoirs peuvent augmenter la force de vos unités et réduire la défense de celles adverses. En plus, certaines unités peuvent être “attachées” à d’autres pour les rendre encore plus fortes. Par exemple, lorsque vous jouez une carte Griffon, vous pouvez au choix l’envoyer dans la bataille ainsi ou en faire une monture pour votre champion (ou tout autre héros) pour qu’il se déplace plus vite et fasse plus mal au combat. Il y a plein de combinaisons et de subtilités.

“Je reconnais qu’il y a certains points qui me plaisent, là-dedans. Les unités ne sont pas toutes destinées à bourriner sans fin. Selon leurs caractéristiques et les cartes qu’on leur attache, elles peuvent prétendre à des rôles divers, comme cogner, soutenir, recruter, ralentir l’adversaire ou camper sur leurs positions. Cela se vérifie d’autant plus avec les unités légendaires dont les capacités uniques peuvent renverser la vapeur. Après, cela reste un jeu où le hasard des dés a le dernier mot sur nos stratégies…”

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Et que se passe-t-il quand la partie tourne au désastre et qu’on est largement mené au score, faut-il s’inquiéter ? Eh bien pas forcément, car Zeus, comme vous le savez peut-être, déteste prendre le moindre parti et viendra systématiquement en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Tout joueur étant méchamment à la ramasse recevra un bonus aléatoire de la part de Zeus, comme une bénédiction ou l’intervention d’une puissante créature. On en vient presque à souhaiter à avoir un mauvais score !

La partie dure 5 jours. Le joueur ou la joueuse ayant accumulé le plus de Gloire remporte alors la partie. Simple et efficace !


Et en solo ?

L’auteur a prévu deux façons de jouer en solo. La première (que je n’ai pas essayée) consiste à des scénarios régulièrement publiés sur internet. La deuxième : affronter les dieux adverses en tant qu’adversaires automatisés, ce qui est juste très cool, même si cela demande pas mal d’adaptation !

Chaque dieu automatisé utilise le matériel du jeu de base et conserve ses propres pouvoirs. Plusieurs niveaux de difficulté servent à paramétrer l’ampleur du défi. Il s’agit donc d’une partie régulière avec les mêmes sensations qu’à plusieurs. J’approuve !

Ces règles pour le solo semblent (car rien n’est dit à propos de cela) s’appliquer pour du 1 vs 1 uniquement, mais cela marche très bien aussi avec plusieurs IAs (après de petits ajustements) car le jeu devient vraiment excitant à partir de trois joueurs. Pour ceux qui se demanderaient, on peut y jouer avec tous les dieux à la fois, c’est-à-dire jusqu’à cinq !

Attention toutefois car les scénarios et les règles des dieux automatisés se doivent d’être téléchargées sur internet. Si vous avez déjà lu cet article, vous savez que je déteste ça. Mais quand le mode solo est digne, je suis prêt à pardonner !


Merci de m’avoir lu ! N’hésitez pas à me poser des questions (ou à critiquer ces trop nombreuses acquisitions ludiques). A bientôt !

Catégories : Articles divers

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