L’article (in)utile de la semaine – Rêvez-vous de jeux de plateau ?

Publié par Le chat solitaire (Skinner) le

“Hello tout le monde ! Commençons par un petit exercice : quatre jeux se cachent dans l’image de présentation. Saurez-vous les retrouver ?”

Allez, ce n’est pas très difficile, ne soyez pas timides !


Ce petit article est là pour traiter des rêves, ces petits ou longs moments d’apaisement, de frayeur, de stupéfaction, de lucidité, de questionnement ou d’aspirateur.

“Aspirateur ?”

Quoi, ça t’arrive jamais de rêver d’aspirateur ? Hmm… euh… moi non plus, tout compte fait.

Mais plutôt que d’entrer dans une longue explication scientifique des rêves qui consisterait seulement à un copier-coller depuis wikipedia, je vais aller droit au but.

Est-ce que vous rêvez parfois de jeux de plateau ?

L’occasion d’en parler avec mon entourage joueur s’est déjà présentée, et je dois avouer avoir été déçu : apparemment, j’étais le seul à voir des figurines, des dés, des cartes et des plateaux durant certaines de mes nuits.

Et pour ceux et celles se demandant qu’est-ce que cela donne, voici une petite liste de mes différents rêves fréquents :

Le rêve d’un jeu auquel je veux absolument jouer sans jamais réussir

Le type de rêve le plus frustrant ! Vous avez d’ailleurs forcément avoir fait un rêve pareil, même si cela ne concernait pas les jeux de plateau. Je me rappelle bien de la fois où ça m’est arrivé la première fois. J’étais enfant, à l’époque, et il ne s’agissait pas d’un jeu de plateau cependant, mais d’un jeu PC.

Ce jeu vidéo (qui était Stronghold Crusader) que je ne possédais pas au moment du rêve avait décidé de me narguer. J’ai donc rêvé que je le possédais et avais l’occasion d’y jouer pendant la pause d’école à midi, ce qui me laissait une heure bien précieuse.

Mais dès que j’essayais d’y jouer, quelqu’un venait me chercher pour que je fasse quelque chose d’autre avec lui et d’autres personnes (notamment faire la ronde dans une pataugeoire… oui, vous avez bien lu). Et chaque fois que je retournais devant mon ordinateur, on revenait me chercher, m’empêchant d’y jouer plus de cinq minutes. Affreux !

Et cela m’arrive de temps à autre avec les jeux de plateau : je possède enfin un jeu (solo) tant attendu mais avec un temps limité à lui consacrer. Et bien entendu, il y a toujours quelque chose pour me faire ch*** et me priver de ce bonheur.

Pourquoi les rêves sont-ils aussi cruels, parfois ?

Le rêve d’un jeu que j’attends impatiemment

Cette catégorie de rêve peut facilement se mélanger avec celle du dessus : vous rêvez que vous possédez un jeu très attendu et n’arrivez jamais à y jouer.

Cependant, on peut rêver d’un jeu très attendu sans pour autant s’en retrouver privé. Et là, deux possibilités :

  1. Le jeu se révèle être comme il l’est dans la vraie vie, ce qui est probable si vous vous êtes bien renseigné.e dessus au préalable. Dans ce cas, le rêve vous permet d’y jouer en avant-première, ce qui est plutôt chouette.
  2. Le jeu n’est pas tout à fait (voire pas du tout) pareil à ce qu’il est réellement, soit parce que vous ignorez encore des choses à son sujet ou que vos rêves ont tendance à être foufous. Et là, ça peut donner des trucs rigolos !

Pour tout vous dire, c’est le 2ème cas qui m’arrive le plus.

Pour vous citer un exemple, je vais vous parler d’Apex Theropod Deck-Building. Cela remonte il y a quelques années, à l’époque où je commençais seulement à entrevoir le monde riche et fabuleux des jeux en solo.

La présentation d’Apex dans un article sur Tric Trac donnait sacrément envie, m’ordonnant de le commander sans plus attendre. Malheureusement, le jeu n’était pas disponible dans mon magasin habituel. Alors il a fallu attendre, attendre, et attendre ! Du coup, cela a donné lieu à des rêves dans lesquels apparaissait Apex. Et à tous les coups, le jeu ne ressemblait pas à ce qu’il était vraiment. Pour commencer, j’y voyais des figurines, des hexagones de terrain et des dés (semblables à ceux de Robinson Crusoe). Assez drôle dans l’ensemble.

Mais ce qui est bête, c’est que le jeu, une fois arrivé, ne m’a pas tant emballé que ça. En fait, je réalisais seulement que la mécanique de Deck-Building ne me convenait pas des masses et que le jeu m’aurait davantage plus s’il avait été fidèle à sa représentation dans mes rêves.

Cocasse, n’est-il pas ? Bon, soyons honnête, j’apprécie tout de même Apex, notamment pour son thème et ses illustrations.

Un autre exemple plus récent est celui de Fallen Land 2nd Edition. Allez savoir pourquoi, mais ce jeu, je souffre à force de l’attendre, ce qui m’a bien entendu fait rêver de lui. Et chose étonnante, dans le rêve, le plateau était si grand qu’il débordait de la table, au point que je ne savais plus où ranger les cartes. Et quand j’ai enfin voulu y jouer, une dispute a éclaté avec d’autres personnes qui m’entouraient. Comme dans le 1er point, je n’ai donc pas pu y jouer !

Le rêve du jeu qui n’existe pas

Sans doute le type de rêve le plus prisé des créateurs.

Ce rêve consiste tout simplement à jouer à un jeu qui n’existe pas et qui semble absolument démentiel sur l’instant. Du coup, quand vous vous réveillez, votre but devient de créer ce jeu. Malheureusement, n’est pas auteur de jeu qui veut (je voudrais l’être, mais ignore si j’en ai les épaules), ce qui renvoit tout droit ces jeux au pays de l’imaginaire.

Une fois, j’avais rêvé d’un jeu où il fallait construire et défendre son château contre des invasions de monstres. Rien de très original, me direz-vous, mais il s’agissait d’un jeu solo comme je n’en connaissais pas et qui correspondait à beaucoup de mes critères habituels. J’ai donc pris des notes au réveil, en y ajoutant d’autres idées. On pouvait donc gérer son château, construire des bâtiments productifs, enrôler jusqu’à trois types de soldats, récolter des ressources sur les terres environnantes (jusqu’à ce que les monstres arrivent), envoyer des héros dans les régions voisines pour qu’ils récoltent des artefacts, choisir des philosophies pour gouverner sa population etc.

Qui sait, ce projet ressortira peut-être un jour !

Dans un autre rêve, je jouais à un jeu (solo encore) dont le plateau représentait une cité grecque de l’antiquité. Et il y avait plein d’actions possibles à faire dessus. Je ne pourrais plus vous dire lesquelles, mais il s’agissait d’un mélange de jeu de gestion et d’affrontements et que c’était fabuleux dans mon rêve. Pourquoi pas ! Mais bon, je n’avais pas suffisamment cerné mon jeu dans le rêve pour en assurer la création au réveil. D’oh !

Le rêve de la boutique de malade

Mon type de rêve préféré, mais aussi le plus frustrant au réveil !

Visiter une grande et belle boutique dans la vraie vie, c’est déjà super, mais visiter celles de nos rêves, c’est encore mieux. Enfin, pour moi !

Avant d’entrer dans les détails, il faut savoir quelque chose : je fantasme à mort sur les grosses boîtes de jeu !

C’est un truc qui ne date pas d’hier : déjà enfant, je n’avais d’yeux que pour les jeux les plus volumineux, avec des boîtes si lourdes qu’on les croyait lestées de plomb.

Pourquoi ? Parce que j’associais quantité de matériel à énorme rejouabilité, possibilités infinies et surface de jeu colossale, de quoi engendrer des parties épiques. Et puis, je me disais qu’un énorme jeu pouvait regrouper toutes les mécaniques existantes, ce qui serait sûrement indigeste dans la vraie vie, mais tellement excitant dans un rêve !

Bien entendu, s’il s’agissait de jeux de guerre, de combat ou d’aventure, c’était encore mieux, mais une énorme boîte pour un jeu de gestion m’interpellait également.

Et du coup, qu’est-ce que cela donne dans les rêves ?

Tout simplement des boutiques remplies de jeux. Des jeux gigantesques, mesurant plus d’un mètre de long, qu’il fallait tirer sur des chariots tellement qu’ils pesaient lourd ! Dans ces moments, l’euphorie est telle qu’il me faut tous ces jeux. Je ne cherche même pas à savoir en quoi ils consistent ou combien ils coûtent ; je les embarque tous, avec un coeur battant à 200 à l’heure !

“Ah comme je te comprends ! Moi, ça serait pareil ! Imaginez, un jeu avec plus de 1000 figurines détaillées, et des brouettes de dés ! Le rêve !”

C’est le cas de le dire !

Ce qui est d’autant plus amusant, c’est que ces boutiques sont parfois totalement inhabituelles. Parfois, il s’agit d’un “chalet boutique de souvenirs”, des fois une surface de centre commercial dans lequel les jeux énormes côtoient les habits, les parfums les micro-ondes… et pourquoi pas les aspirateurs. Mais le plus sympa était la boutique accessible seulement en traversant une piscine intérieure à la nage : on faisait donc ses emplettes en maillot de bain (besoin de voir un psy, moi ? Noooon !).

Bref, incroyable sur le moment mais triste au réveil.

Et sinon, parmi vous, y en-a-t-il qui rêvent de jeux de plateau ?

Catégories : Articles divers

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