Gears of War – Quand la Xbox s’invite sur la table de jeu…

Publié par Le chat solitaire (Skinner) le

Gears of War (2011)

Auteur : Corey Konieczka

Illustrateur : Ben Zweifel

Editeur : Fantasy Flight Games

Joueurs : 1 – 4

Durée : 60 – 180 minutes

Complexité selon BGG : 2.88 / 5

Genre : FPS coopératif sur plateau avec dés et cartes


“Et voilà, encore des flingues, des hommes virils et des brouettes de dés. Je pensais qu’on en avait fait le tour, pourtant…”

Désolé, miss K’euroline, mais c’est ce qui arrive quand on me fait honte devant les lecteurs et les lectrices en début d’article. Aujourd’hui, ça sera donc de l’Ameristrash !

“A la bonne heure !”

Préambule

Il est possible que cette critique fasse grincer des dents certain.e.s d’entre vous.

Pourquoi ? Parce que le jeu dont je vais vous parler aujourd’hui est en rupture de stock et se refourgue à des prix parfois hallucinants sur les sites d’occasion.

Quel intérêt donc d’en faire sa critique ? Plusieurs raisons :

Premièrement : il demeure toujours possible de se procurer le jeu à un prix correct, les vendeurs d’occasion n’étant pas nécessairement des spéculateurs. Dans ce cas, connaître mon avis dessus peut se révéler utile.

Deuxièmement : je ne veux pas devenir ce genre de blogueur qui ne parle que de sorties récentes. La course à la nouveauté atteint des sommets aujourd’hui, et il ne me paraît pas nécessaire de l’encourager systématiquement.

Troisièmement : découvrir un jeu qui vous est inconnu peut être intéressant et distrayant.

Quatrièmement : K’euroline ne méritait vraiment pas un Eurogame pour cette critique !

Cinquièmement : c’est ma caverne et je fais ce que je veux dedans, na !

Une fois de plus, l’humanité court à la catastrophe…

Si vous êtes amateur de FPS et en possession d’une console Xbox, il y a de fortes chances que vous sachiez ce qu’est Gears of War, ce jeu dans lequel on dégomme d’infâmes humanoïdes reptiliens connus sous le nom de Locustes.

N’appartenant pas à la catégorie des joueurs de Xbox (je suis plutôt tourné vers la Playstation), je n’ai jamais eu la chance de m’essayer à ce jeu vidéo au succès retentissant.

Par chance, pas besoin de connaître les origines de Gears of War pour en apprécier la version plateau.

Il d’ailleurs triste de se dire que ce jeu n’a pas longtemps connu sa chance en boutique. Pourtant, il est loin d’avoir mal vieilli et n’a, pour ainsi dire, pas vraiment encore de “digne successeur”. Vraiment, si ce jeu était réédité, je suis sûr qu’il se ferait dévaliser par les amateurs du genre.


Bon, pour en revenir un peu au thème, nous incarnons, dans Gears of War, des Agents de la CGU (Coalition des Gouvernements Unis), derniers remparts contre l’invasion de monstres sortis des entrailles de la Terre. A ce stade, des milliards d’habitants ont déjà péri. Autant dire que la menace est à prendre au sérieux.

Nos Agents seront envoyés en mission, armés de leurs fusils d’assaut Lanzor, prêts à en découdre et mourir pour la cause humanitaire. Oui, nous aurons droit à de la castagne ! Et tout cela, en coopératif !

“Cette castagne est d’ailleurs le coeur du jeu, pour ne pas dire le squelette entier. Pas de diplomatie, de furtivité ou de longs paragraphes à lire : toute minute passée sans tirer de rafales est du temps perdu. Alors en piste, et pas de quartiers !”

Il est vrai que le jeu de plateau ne mise pas sur l’intrigue et le scénario. Nous n’avons qu’une courte introduction en début des règles et quelques lignes de texte d’ambiance qui se courent après sur les différentes cartes Mission.

Notez qu’il ne s’agit pas d’un problème pour moi, le but étant de plonger aussi vite que possible dans l’action.

Vous vous en douterez, mais cette image date d’il y a longtemps…
Source : BGG

Matériel & Contenu

Je ne sais pas pour vous, mais à l’époque, où je n’étais encore qu’un jeune chaton ludiquement inexpérimenté, je ne connaissais que Fantasy Flight Games comme éditeur à doter ses boîtes de matériel de folie, notamment au niveau des figurines.

Puis CMON a surgi dans mon salon avec Zombicide.

Puis j’ai tout simplement migré vers Kickstarter.

Enfin, tout ça pour dire que Gears of War, sans grande surprise, nous offre un contenu de belle allure, avec des figurines particulièrement sympathiques et des illustrations cool (bon, elles sont pour la plupart, j’imagine, tirées du jeu vidéo, mais quand même).

Question quantité, je dirais que nous sommes joliment situés : ni trop ni pas assez.

Nous avons quatre Agents CGU différents et leur figurine et 28 figurines de monstres, des Locustes, donc.

Je me dois de préciser que certaines de ces figurines de Locuste peuvent représenter différents types de monstres. Par exemple, nous avons des figurines représentant des Boomers, un Locuste spécialement massif et intimidant. Mais le jeu contient aussi des Broyeurs, ennemis encore plus balèzes et terrifiants, et ces Broyeurs utilisent les mêmes figurines que les Boomers. Pourquoi pas, franchement. De toute façon, Boomers et Broyeurs n’entrent jamais en scène en même temps. Mais on sait que cela en décevra quelques un.e.s.

Une belle photo de classe, bien qu’il soit étrange de ne pas avoir placé les petits élèves devant…
Source : BGG

Comme dans bon nombre de jeux d’affrontements et de tirs, il n’est pas question ici d’un plateau unique, mais de tuiles qui composeront une surface de jeu.

Et là, on est plutôt content, puisque ces tuiles, il y en a pas mal, de quoi bien renouveler les parties. D’ailleurs, vérifions le nombre exact… 17, d’après les règles, toutes recto verso !

Le jeu fournit un peu plus de 150 cartes de format standard, représentant les équipements, les Agents de la CGU, les Locustes et les différentes actions (sur lesquelles nous reviendrons bien entendu plus tard).

A cela s’ajoute quelques dizaines de petites cartes associées aux tuiles (tirer les cartes permet de savoir quelle tuile placer). Nous avons aussi tout un lot de jetons (munitions, grenades, puits d’émergence et points de vie de Locustes).

Voilà !

“Et ? Et ? Et ? T’es bien sûr de rien oublier ?”

*Soupir*

Oui, il y a des dés pour les combats ! Des noirs et des rouges, avec des jolis symboles gravés dessus ! Content le Sinatrash ?

Je me suis souvent demandé si le nom de cette grenade venait du fait qu’elle transformait les ennemis en sauce italienne. Mais je dois me faire des idées…
Source : BGG

Mécanique

“Ce que l’on particularise promptement dans Gears of War, c’est l’annihilation majeure de la prévisibilité, la faute à un antagoniste instable dont l’aspect décisionnel se réfère au tirage hasardeux d’une carte réactionnelle contre lequel un organisme d’actions peine à réagir. D’autant plus que…”

“Tiens, j’entends un bruit ! On dirait K’euroline en train de chanter Vice et versa des Inconnus !”

“Pff ! Tout ce que je voulais, c’était participer…”

Et on t’en est reconnaissant, seulement que tes logorrhées amphigouriques ont tendance à ébranler les lecteurs, hormis peut-être la minorité bibliophage.

Mais pour en revenir au sujet…

Gears of War appartient à la catégorie des jeux nerveux et impitoyables. Entendez que les combats se résolvent vite et qu’on est loin d’en ressortir indemne.

Commençons toutefois par le début.

Comme vous le savez, nous jouons des Agents de la CGU. En plus d’être représentés par une jolie figurine, ces musclés sont associés à une carte indiquant leur équipement de départ (armes, munitions et grenades) ainsi que leur capacité spéciale. Pas de quoi rendre chaque Agent asymétrique, mais tout de même, cela apporte un peu de versatilité.

Nos Agents possèderont chacun une main de cartes Action. Ces dernières sont jouées durant le tour des Agents et leur permettront de tirer, se déplacer, tendre une embuscade, plonger à couvert, aider un copain…

Mais ce n’est pas tout, chaque carte peut également être jouée en réaction, c’est-à-dire pour bénéficier d’un effet hors du tour (juste avant une attaque de Locuste afin de l’esquiver, par exemple). Bien pensé !

Dernier point, et de loin le plus important : les cartes Action représentent les points de vie des Agents. Cela signifie par exemple que votre Agent aura 5 points de vie en ayant 5 cartes dans sa main.

Quand votre Agent subira des dégâts, il devra donc défausser des cartes. Et s’il n’en possède plus au moment de subir une blessure, c’est l’inconscience !

Que l’on ne s’inquiète cependant pas : les Agents récupèrent des cartes au début de leur tour (à moins d’être inconscient). Autrement dit, ils se régénèrent. Pas mal, quand même ! Ça doit venir de ce qu’ils mangent, je ne sais pas…


Maintenant que vous voyez à peu près comment fonctionne un Agent, nous pouvons nous intéresser d’un peu plus près à la partie.

Le jeu propose sept missions différentes, de nature assez différente. L’une d’elle est d’ailleurs un genre de défi brutal qui consiste à survivre à des vagues d’ennemis de plus en plus puissantes : le mode Horde !

Chaque mission possède son propre set de tuiles, mais ces dernières sont systématiquement placées de façon aléatoire, de quoi apporter de la rejouabilité.

La mission indiquera également quels Locustes s’opposeront à nous (généralement trois types différents), et comment les placer en début de mission.

Pour ressortir victorieux d’une mission, il faut remplir ses objectifs. On ne connaît d’ailleurs pas tous ces objectifs à l’avance, à moins d’avoir déjà joué la mission. On perd la mission si tous les Agents sont mis inconscients.

Ici la mission d’introduction, avec quatre Agents joués.
Source : BGG

Les Agents jouent chacun leur tour. Ce dernier est découpé en trois étapes.

  1. Etape de soins : L’Agent pioche deux cartes (un Agent ne peut cependant pas posséder plus de cartes que sa limite personnelle, qui est de six ou sept).
  2. Etape d’ordre : L’Agent peut jouer une carte Action de sa main et en appliquer les effets.
  3. Etape d’activation des Locustes : On pioche une carte pour savoir quels Locustes s’activent sur le plateau et comment.

Et hop, vous savez tout, fin de la critique !

Non, évidemment que non. Il y a des points intéressants à souligner.

Un truc qui m’a bien emballé dans Gears of War, c’est la possibilité de se mettre à couvert. Mine de rien et mine de crayon, je n’ai pas l’impression de voir cela dans beaucoup de jeux où cela canarde !

Dans Gears of War, les tuiles sont divisées en zones. Et la plupart possèdent des emplacements de couvert.

Quand votre Agent se déplace sur une zone, il peut se positionner sur un emplacement de couvert pour peu que ce dernier soit inoccupé.

Sans grande surprise, être à couvert protège des attaques ennemies.

Mais, chose intéressante, les ennemis peuvent aussi utiliser les couverts, à condition d’être suffisamment intelligent et menu.

Les cercles avec une flèche à l’intérieur que vous apercevez sur les tuiles sont des emplacements à couvert.
Source : BGG

Ensuite, les combats. On est bien obligé d’en parler !

Les combats se résolvent à coups d’attaques et permettent de lancer des dés noirs.

Quand un Agent attaque, il lui faut décider quelle arme il utilise puis la puissance de son attaque. Une “attaque faible” fournit peu de dés noirs et a peu de chance de tuer un Locuste du premier coup. Une “attaque puissance”, en revanche, permet de lancer beaucoups de dés noirs mais coûte 1 jeton Munitions, or ces jetons sont une denrée précieuse.

Et là où il vaut mieux faire attention, c’est que lorsqu’une arme ne possède plus de jeton Munitions, elle ne peut effectuer ni attaque faible ni attaque puissante. Rude !

Une fois nos dés réunis, nous les lançons et comptabilisons le nombre de symboles “touche” pour connaître l’étendue des dégâts. Les dés peuvent également fournir des résultats “tête de mort” (célèbre symbole du jeu vidéo) qui déclenchent la capacité spéciale de l’arme.

La cible a ensuite le droit à sa chance d’éviter les coups et les balles. Agents et Locustes ont une valeur de défense de base indiquant le nombre de dés rouges à lancer face à une attaque. Si la cible est à couvert ou qu’elle tente une esquive (dans le cas d’un Agent), elle bénéficiera de dés bonus. Tout symbole “croix” obtenu annule une touche. Simple et accessible.

Si un Locuste n’est pas tué en une seule attaque, on place un jeton “blessé” sous sa figurine, indiquant les points de vie qui lui restent.

Une fois le Locuste tué, on retourne son jeton (ou en un pioche un si ce fut un One Shot) pour voir si une arme est “droppée”. Les armes droppées peuvent être récupérées par les Agents et retournées contre leurs propriétaires. Sympa !

“Et c’est pas tout, le Fusil d’assaut Lanzor peut effectuer des attaques au corps à corps grâce à sa scie intérgrée. Pratique pour charcuter les ennemis proches, surtout quand on n’a plus de munitions !”

Avec autant de coups de feu et de scies, on s’attend justement à de nombreux morts. C’est effectivement le cas.

Si vous jouez intelligement et que la chance vous sourit, les Locustes tomberont comme des mouches. Mais ne criez pas victoire trop vite, car d’autres de ces bestioles surgiront directement près de vous, par ce qu’on appelle des Puits d’émergence.

Du côté des Agents, cela fera mal également. Un Agent n’ayant plus de points de vie devient inconscient et ne peut rien faire d’autre que de ramper lamentablement. Ses coéquipiers auront donc tout intérêt à lui enfoncer une seringue dans la fesse gauche pour le réanimer. Parce que les Locustes, eux, n’attendront pas !

Et d’ailleurs, comment agissent les Locustes ?

Eh bien c’est simple : quand vient la phase des Locustes, on pioche une carte pour savoir quel type de monstre s’active et comment. Chaque type possède sa force d’attaque, sa valeur de défense et ses capacités spéciales. Mais ce n’est pas tout, chaque type possède également sa personnalité et intelligence. Les ennemis les plus limités fonceront dans le tas alors que les plus malins s’arrangeront pour rester à distance. Plutôt cool !

Et voilà, vous connaissez à présent l’essentiel du jeu Gears of War, tendu et violent.

Un jeu parfait en l’occurence ? Cela dépendra pour qui. Parce que pour moi, il y a malheureusement des…

Points qui chicanent

Si l’on se base sur la forte demande pour ce jeu, on en conclut que Gears of War a bien vieilli dans l’ensemble.

C’est vrai ! Mais ça ne m’empêche pas d’éprouver quelques frustrations en y jouant, concernant autant la thématique que la mécanique.

Commençons par un point qui relève du détail et ne me dérange pas plus que ça. Pourquoi est-ce que les ennemis ne droppent pas systématiquement une arme ?

La réponse, je la connais évidemment : c’est dans l’intérêt de l’équilibre. Car si on récoltait chaque fois des armes et des munitions sur les Locustes, on deviendrait beaucoup trop fort. N’empêche, cela me rappelle fortement le jeu vidéo The Last of Us dans lequel les ennemis humains ont tous des flingues qui ne peuvent (presque) jamais être ramassés à la fin du combat. Frustrant, quand on y pense !


“Autre point : quand vient le tour des Locustes, on pioche une carte pour savoir lesquels s’activent. Cela veut dire que certains peuvent très bien ne pas jouer plusieurs tours de suite, même s’ils se trouvent juste en face de vous, à bout portant !”

Effectivement. Bon, il existe des cartes activant tous les Locustes à la fois, mais elles sont très peu nombreuses.

A moi d’enchaîner, maintenant : le système de renforts présente ce qui est à mes yeux une faille.

Dans l’ensemble, un type de Locuste reçoit des renforts lorsqu’il n’est plus présent sur le plateau. Et quand ces renforts ont lieu, les Locustes peuvent arriver en groupe.

Du coup, quel est mon intérêt de tuer le dernier Locuste d’un type sur le plateau quand je sais que cela en ferait revenir deux par la suite ? Autant laisser ce dernier pignouf en vie et avoir moins d’ennemis à la fois, non ?


“De mon côté, le point le plus négatif du jeu demeure sa longueur. A l’exception du scénario d’introduction qui propose une durée correcte, les missions prennent un temps fou à être achevées. Deux heures de pan pan, boum boum durant lesquelles on avance comme un escargot sur les tuiles, la faute à des vagues incessantes d’ennemis. Rien à faire, je sature !”

“Cela me fait mal de le reconnaître, mais je rejoins un peu K’euro sur ce point. J’aurais préféré des missions plus courtes mais aussi plus nombreuses.”

Et le chat est d’accord avec vous lui aussi.

D’habitude, la longue durée d’un jeu n’est pas un problème pour moi. Mais pour le coup, trois heures de fusillades incessantes, c’est difficile. Surtout que comme le dit K’euroline, la progression de nos personnages est lente, car les ennemis sont nombreux. Et quand ceux-ci sont tués, de nouveaux arrivent très vite. Du coup, on se retrouve à se déplacer par à-coups.

Et tout cela devient d’autant plus frustrant si nos personnages rendent l’âme peu avant la fin d’une mission. Ça m’est déjà arrivé après une longue session de jeu, et je n’avais aucune envie de retenter ma chance après.

Oui, je trouve que le jeu aurait mérité des missions plus rapides à jouer. Heureusement, certaines de ce genre ont été crées (par des fans, je crois) et peuvent être téléchargées sur internet.


“Et je concluerai en dénonçant l’équilibre. Je pense avoir suffisamment vu le chat jouer pour affirmer que la difficulté connaît de grands écarts selon le nombre d’Agents en jeu.”

C’est effectivement ce que lui reprochaient des joueurs sur internet. En jouant quatre Agents, le jeu est difficile à en crever. A l’inverse, un unique Agent ne craindra presque rien ! Oui, d’habitude c’est le contraire.

Pourquoi ? Parce que les Agents ne se régénèrent qu’à leur tour, or ce dernier prend plus de temps à survenir dans un groupe complet de quatre Agents. Et comme le nombre de Locustes s’adapte au nombre d’Agents… ça fait mal !

Heureusement, ces joueurs avaient une solution. Au lieu de piocher deux cartes au début de leur tour, les Agents piochent une unique carte au début de chaque tour, même ceux de leurs cooéquipiers. La régénération en devient donc plus régulière.

Moi-même, je n’utilise plus que cette règle depuis que je la connais.


Voilà, cela fait quand même une petite liste de défauts. Enfin, défauts à mes yeux. Je pourrais encore parler des points de règles difficiles à interpréter, mais je pense en avoir dit assez.

Mais est-ce que cela en fait un mauvais jeu pour autant ? Bien sûr que non. Mais passons plutôt à la conclusion pour développer.

Conclusion

L’avis de Sinatrash

Eh ben voilà, j’ai enfin trouvé le jeu de type FPS sur plateau ! Et même si je n’ai pas pratiqué le jeu vidéo, je dois dire que l’atmosphère de Gears of War a tout pour plaire, entre les flingues, les Locustes hideux, les dés qu’on lance à chaque rafale etc.

Les combats sont rapides et mortels. On devine notre Agent de la CGU transpirer derrière son muret de couvert tandis que les balles sifflent dans ses oreilles. Mais quand l’occasion se présente enfin, on crie Geronimo ! et on fonce dans le tas pour réclamer vengeance !

L’ambiance est déjà au rendez-vous grâce au thème du jeu, mais on peut aussi compter sur le très beau matériel pour hisser l’expérience à son sommet !

Par contre, je regrette que les missions soient si longues. Il aurait été tellement mieux d’en proposer des plus courtes mais plus nombreuses !

Je regrette aussi un peu le coup des ennemis qui s’activent de façon irrégulière. Pourquoi est-ce qu’un Locuste que je canarderais devrait attendre trois tours entiers avant de riposter ou se mettre à couvert ?

Mais ce n’est pas ce qui me détournera de ce jeu intense et jouissif qui n’est malheureusement plus édité aujourd’hui.

17/20

L’avis de K’euroline

Tout d’abord, je suis sûre que le chat a choisi ce faire une critique sur ce jeu uniquement pour m’embêter. Depuis le temps que j’attends mon Eurogame poids lourd ! Enfin bon, je vais tâcher de ravaler ma frustration et de rédiger un avis vide de rancune.

Néanmoins, ce n’est pas ce qui me rendra aimable avec ce jeu aux parties interminables. Au risque de décevoir d’éventuels fans, j’ai de la peine à m’amuser dans Gears of War. Tout y est hasard et frustration. Il suffit qu’un Locuste vous tire dessus et que vous n’obteniez aucun succès avec votre jet de défense alors que vous êtes à couvert et tentiez une esquive. Irritant !

Je tiens tout de même à saluer le système ingénieux des cartes Action. Rappelons que ces cartes peuvent être utilisées durant le tour ou en dehors, et qu’il s’agit aussi de vos points de vie. Il est clair qu’un joueur ou une joueuse expérimenté.e saura les utiliser à son avantage, à condition de tirer celles étant utiles.

Bien qu’aléatoire, la gestion des ennemis est aussi intéressante puisque ces derniers possèdent leur propre comportement. A nous d’évaluer les risques plausibles en nous mesurant à eux. Malheureusement, impossible de prévoir exactement quand ces hurluberlus agiront. Selon les cartes que vous tirerez, ils effectueront plusieurs tours de suite ou alors ne feront rien durant le même lap de temps. Mouais…

Dans l’ensemble, un jeu Ameritrash qui apporte son lot de subtilités mais qui ne parvient pas à me convaincre pour autant.

11/20

L’avis Solo

Comme bien de ses collègues jouables en coopératif, Gears of War est tout à fait adapté pour du solo.

Il est possible et aisé de jouer un unique Agent, mais cela serait renoncer aux synergies qui font le charme du jeu.

On trouvera donc probablement chaussure à son pied en jouant deux mains de cartes, avec deux Agents sur le terrain, donc. L’exercice n’est pas aussi difficile qu’il en a l’air et se révèle plaisant.

N’oubliez cependant pas que les missions peuvent être très longues et réclamer beaucoup de place sur la table. Mais les motivé.e.s ne se laisseront pas intimider pour autant, du moment que leur table n’est pas trop petite.

Quel que soit le nombre d’Agents, je recommande fortement la variante énoncée dans la critique : tout Agent pioche une carte à chaque étape de soins, même s’il ne s’agit pas de son tour.

15/20

Appréciation personnelle du chat

Il me sera toujours difficile de résister à un FPS sur plateau, surtout lorsqu’il y a des dés à lancer et des éléments de décor derrière lesquels plonger.

Aussi, Gears of War aura longtemps été un membre de choix dans ma ludothèque. J’ai passé un temps fou à faire et refaire la mission d’introduction qui est, selon moi, d’une difficulté et durée idéale, surtout qu’elle ne réclame pas une place importante. Mais pour ce qui est des autres missions, la motivation n’était pas suffisante pour persévérer.

Aujourd’hui, je ne joue plus beaucoup à Gears of War, la faute à ces fameux points qui chicanent. Impossible de passer outre.

Dans mon idéal, ce jeu mériterait une réédition, mais avec des scénarios moins démesurés et un fonctionnement des Locustes revu.

Mais dans l’ensemble, Gears of War a beaucoup de bon pour lui et ravira bien des joueurs et joueuses, qu’ils/elles soient fans du jeu vidéo ou non.


3 commentaires

Saxgard · 13 septembre 2021 à 10:25

Super critique et j’adore vraiment les interventions de tes 2 compères. 🙂

Par rapport à ta critique et de ce que j’ai pu voir en vidéo ça semble vraiment une adaptation très fidèle au jeu vidéo.

Jeu vidéo que j’ai beaucoup aimé et seul TPS que j’ai fait avec ma compagne et qu’elle a également aimé. Ce n’est pas son genre de jeu en général.

Pour le système de renfort je me demande si c’est vraiment pire que celui de Here’s Negan ou de Bloodborne ?
J’imagine que dans Gears of War tout comme dans Bloodborne on peut anticiper sur les risques qu’un ennemi respawn à nouveau ? Même si il y a beaucoup plus de cartes dans le deck d’action des ennemis.
Du coup, j’ai l’impression qu’on se rapproche pas mal d’un bloodborne hormis que les parties sont beaucoup plus longues ici. ^^
Mais comme dans Bloodborne il ne faut pas forcément chercher à éliminer tous les ennemis sur son passage. Ce qui semble très intéressant stratégiquement parlant.

Le fait de récupérer 2 cartes (PV) à chacun de ses tours est très cohérent également avec les TPS/FPS. Généralement, bien que ça soit illogique, on récupère progressivement de la santé quand on ne se fait pas tirer dessus.

Dans Here’s Negan j’ai toujours pas réussi à passer le scénario 2 parce que je suis à chaque fois bloqué dans le même petit couloir entre des zombies qui spawn sans arrêt et Negan que botte les fesses parce qu’il ne peut pas bouger. 🙂

Par contre ce qui aussi l’air cool dans Gears of War c’est qu’on a de grosses cases façon Zombicide, Cthulhu Death May Die, Bloodborne etc. Et je trouve ça bien mieux à bien des égares que les petites cases qui rendent les mouvements de l’ia souvent plus difficiles à déterminer.

Merci encore pour cette critique d’un jeu de plateau tombé dans l’oublie.

    Le chat solitaire (Skinner) · 13 septembre 2021 à 11:28

    Merci pour ce beau commentaire, de la part de toute l’équipe ! 😀

    Effectivement, ça a l’air bien fidèle au jeu vidéo !

    Le système de renforts est assez maîtrisable. Ce que je veux dire, c’est qu’il suffit de connaître les cartes pour savoir sous quelles conditions les ennemis reviendront.
    Comme dans Bloodborne, on peut aussoi chercher à semer les ennemis, mais ces derniers nous rattrapent généralement assez vite. Par contre, de ce que j’ai pu voir dans Gears of War, il n’y a pas vraiment un choix de direction : il faut avancer dans un couloir étroit, et pour cela, il faut dégommer les Locustes qui nous bloquent la voie.

    Enfin, comme je pense l’avoir tout de même fait comprendre, on a affaire à un bon jeu ici, incontestablement. Et les petits points négatifs que j’énonce ne le seront pas pour tout le monde.

    Il faudrait vraiment que je me relance dans Here’s Negan, notamment dans ce 2ème scénario pour voir comment j’avais fait. Et ça me permettra d’écrire sur le jeu, comme ça !

    Merci encore pour ton commentaire, et à bientôt sur le site ! 😀

      Saxgard · 13 septembre 2021 à 18:11

      Ah ouais ça serait cool si t’arrivais à voir pourquoi je bloque dans le couloir de l’épisode 2 et si tu pouvais me dire comment tu t’en sors.😁
      Je le trouve pas mal du tout mais certains points me gênent vraiment. Mais j’aurais l’occasion de donner mon avis rapide quand tu feras une critique. ^^

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