Top 5 du chat – Jeux découverts en 2021

Publié par Le chat solitaire (Skinner) le

Voici le premier top du site. Aujourd’hui, en cette première (grande) moitié de 2021, les 5 nouveautés les plus appréciées de ma ludothèque, qu’elles soient issues ou non de cette année.

Alors c’est parti !

#05 : Cthulhu: Death May Die

Reçu à Noël en 2020, mais c’est en 2021 que je m’y lance véritablement. Cthulhu: Death Die a été l’occasion de renouer un peu avec l’éditeur CMON. Au programme, une foule de créatures plus ou moins extraterrestres assoiffées de sang et de haine.

Contrairement à d’autres jeux dans l’univers comme le Horreur à Arkham (2ème édition) que je possède, ici il n’est pas question d’enquêter ou d’aller prendre un whiskey sur les quais : on est directement plongés dans la mêlée.

Il est minuit passée, Cendrion a tout juste eu le temps de fuir dans sa citrouille à roulettes pour éviter le carnage et la folie. Ce qui vous attend n’est pas joli du tout. Il y a des monstres, du feu, des individus en détresse, des cultistes qui chantonnent sans que personne ne les comprenne et surtout, un Grand Ancien sur le point de se réveiller.

Alors ramasser votre fusil, aiguiser votre hachoir : cette nuit sera la plus furieuse de votre vie.

Vous l’aurez compris, Cthulhu: Death May Die est un jeu d’action et de combats. Votre routine sera de zigouiller les Shogoths et compagnie tout en mettant la main sur de précieux alliés ou objets qui ne seront pas trop grands pour affronter le Grand Ancien.

Ah, j’oubliais, ici le Grand Ancien va forcément se réveiller : impossible de le garder endormi avec des berceuses. Mais rassurez-vous, vos personnages seront potentiellement de taille à l’affronter, même si cela leur implique de devenir fou à lié. Il y a d’ailleurs fort à parier que l’un d’eux y laisse sa peau. Quant au dernier, on ne lui donne même pas deux jours à vivre après toutes les horreurs qu’il a vécues.

C:DMD se joue en grande partie avec des dés. Ces dés vous permettront d’accomplir des exploits et de vous rendre fou. Mais ne vous faites pas : ici, la folie rend fort ! Attention cependant à ne pas en abuser.

En solo, vous contrôler au minimum deux personnages, ce qui est plutôt aisé. De la chance, il vous en faudra, mais ne misez pas là-dessus : sans avoir saisi les subtilités du jeu, il est quasi impossible de gagner !

“Jouer à Cthulhu: Death May Die, c’est comme se retrouver plongé dans un grand film d’action. Vous n’avez pas le temps de respirer tant le rythme est intense. En plus, les très belles figurines achèveront de vous faire prendre les monstres au sérieux. Mieux vaut avoir le coeur bien accroché !”


#04 : Middara

Kickstarter dont la première vague est arrivée en avril (il me semble). Middara existe pour un seul but : rendre fous de désir les passionnés de gros Dungeon Crawler à l’américaine. La boîte énorme pèse presque 8 kilos et déborde de matériel. Et ce qui est amusant à constater, c’est qu’il ne s’agit pas de figurines en majorité. Vous en aurez, bien entendu, mais vous aurez aussi des centaines de cartes, une bonne quarantaines de tuiles, des livrets remplis caractères et même un bidule qui permet de lire les textes dissimulés dans du rouge, commequand vous jouiez il y a fort longtemps aux Mystères de Pekin.

Bref, Middara, c’est du Dungeon Crawler de haute gamme avec un système de règles classique mais poussé, des lancers de dés de toutes les couleurs et une narration ultra soutenue, avec près de 500 pages de scénarios (oui, vous avez bien lu).

L’histoire se déroule dans un genre d’univers parralèle auquel certains humains ont accès (c’est ce que j’ai compris jusqu’à présent, mais je manque encore d’informations), dont nos personnages. Nous contrôlons quatre étudiants destinés à devenir des aventuriers de renom, mais qui ont pour cela besoin de passer leur diplôme de magie et de combat (un truc du genre).

L’action se déroulera sur des “Encounters” : on place des plateaux, des figurines, nos fiches de personnage, notre équipement porté et on démarre les hostilités.

Entre la plupart des Encounters, il y a de l’histoire, parfois sur plusieurs pages de long. Il ne s’agit pas vraiment de narration longue et ennuyeuse, mais plutôt de dialogues entre vos personnages ainsi que leurs états d’âme. Vous vous attacherez d’ailleurs bien vite à leur personnalité et serez enchantés de découvrir de qui les attend.

Pour ce qui est du solo, Middara est lourd. La configuration officielle réclame que vous jouiez quatre personnages à la fois, ce qui nécessite de gérer quatre kits d’équipements et de compétences. Oui, cela fait peur. Mais non, ce n’est pas insurmontable. Si votre attrait pour les Dungeon Crawler se révèle sérieux, alors l’amour triomphera !

J’ai placé ce jeu en 4ème place pour la raison que je n’ai pas encore beaucoup de parties à mon actif, mais quand je m’y remettrai sérieusement, il y a des chances que ce mastodonte prenne beaucoup de place (dans tous les sens du terme).

“J’aurai rarement vu autant de matos dans une boîte. Il y tellement de cartes équipement et compétence que l’on peut customiser ses personnages à l’infini. Ensuite, on teste tout ça dans des combats sacrément tactiques où il faudra à la fois être malin et jouer en équipe. Après, ça reste un peu compliqué de jouer ces quatre personnages à la fois. Il y a bel et bien une variante officielle pour jouer deux ou trois personnages seulement, mais j’ai peur que cela diminue l’intérêt du jeu…”


#03 : Rallyman GT

Quelqu’un a dit que je n’aimais que les jeux avec des monstres ? Eh bien, cela dépend de si vous considérez les voitures comme des monstres de bruit et de pollution en soi, mais bon…

Dans Rallyman GT, vous pilotez des voitures. “Sans blagues !” me direz-vous. Et ce qu’il y a de drôle, c’est que je me fiche éperdument des voitures dans la vraie vie. Par contre, j’adore faire des courses dans les jeux de plateau !

Ce qu’il y a de bien avec Rallyman GT, c’est qu’il est l’un des rares jeux de courses jouable en solo.

Mais attention ! Car ce n’est pas le mode solo officiel de Rallyman qui nous intéresse, mais bien les variantes non officielles qui permettent de jouer contre des pilotes fictifs. Pour rappel, le mode officiel nous fait concourir seul sur la piste avec pour seul adversaire le chronomètre. Oui, c’est sûrement sympa, mais ça ne vaut selon moi pas six bolides qui se cognent les pare-choc devant la foule.

La variante avec laquelle j’ai démarré est extrêmement bien pensée : on se contente de lancer un unique jet de dés pour chaque voiture IA quand vient leur tour. On sait alors de combien de cases elle se déplace et si elle perd le contrôle ou non. Efficace !

Un problème s’est cependant fait ressentir. Après quelques parties, il m’a fallu passer aux niveaux les plus hauts pour les IA. Et là, on se rend compte que les voitures sont beaucoup trop régulières : elles se déplacent du même nombre de cases à quasiment chaque tour, comme des robots. Plus de crash, plus de dépassements entre elles, plus de suspens. Il m’a donc fallu y remédier en improvisant un mélange entre la variante du moment et celle-là, de sorte à conserver un peu d’excitation.

Il faut dire que j’ai tendance à donner des noms à mes pilotes adverses et à les considérer comme des personnages à part entière. Je veux donc les voir se faire la course entre eux, pas seulement avec moi. S’ils ne se doublent pas entre eux, le jeu perd une grande partie de sa saveur à mes yeux.

Il faudrait donc que je m’attelle à la rédaction de cette “double-variante” que je pourrai ensuite partager avec vous au moment de ma critique.

Un très grand circuit créé par un membre de BGG. Je serais d’ailleurs curieux de savoir d’où lui viennent ces tuiles de croisement et où la piste se synde. Peut-être des KS exclusive.

#02 : Iron Helm

Si vous connaissez ou avez déjà entendu parler d’Iron Helm, vous devez vous dire que les jeux deviennent de plus en plus petits dans ce Top. Peut-être que le chat privilégie les jeux légers ? Que je vous rassure : Iron Helm ne doit sa place que par sa qualité et l’addiction qu’il entraîne.

Iron Helm est un jeu provenant du Game Crafter et qui ne se joue qu’en solo ! Mine de rien, cette catégorie de jeux n’est pas encore très répandue aujourd’hui.

Ici, on a affaire à un genre de Dungeon Crawler (encore un) : notre aventurier vénérable a décidé de (bêtement) risquer sa vie une dernière fois pour s’assurer une retraite confortable. On se lance donc à l’assaut d’un donjon sur plusieurs niveaux, à la recherche d’équipement et de monstres, pour finalement se confronter à un terrifiant Boss contre lequel il vaudra mieux être préparé.

Pour explorer le donjon, il faut piocher des cartes Donjon : on en pose deux face cachée, on en révèle une et on défausse l’autre sans la regarder. Et là où Iron Helm se révèle original, c’est que des cartes Donjon, il y en a que 14. Une fois ces 14 cartes défaussées, on passe à l’étage inférieur (qui se révèle être un niveau supérieur si je peux dire) avec les mêmes 14 cartes, sachant que certaines ont plusieurs exemplaires.

Oui, 14 cartes, cela m’a paru extrêmement faible au départ. Autant dire que je m’inquiétais niveau rejouabilité. Mais c’est seulement après quelques parties que l’on comprend l’intérêt de cette petite pioche. Le jeu nous impose de connaître parfaitement ces 14 cartes, car c’est ainsi que l’on apprendra à être prudent ou audacieux selon le moment. Alors seulement on se sent progresser dans ce jeu qui n’est pas autant basé sur la chance qu’il peut le paraître.


#01 : Imperium Classics/Legends

De tous les jeux de ce Top, celui-là est la meilleure surprise de ce grand premier semestre 2021. Les membres de Tric Trac doivent se souvenir à quel point j’en ai parlé ces derniers jours. Et pour cause, ce jeu s’est révélé être un véritable coup de coeur.

Pour l’anecdote, il faut savoir que cela faisait longtemps que je cherchais un jeu de civilisations jouable en solo. Dans mon idéal, il se serait agi d’un gros jeu avec des tuiles à explorer et des armées se faisant la guerre. Well, ce n’est pas vraiment ce que propose ce Imperium, ce qui ne l’a pas empêché de rapidement s’imposer sur ma table.

Ici, pas de plateau, pas de figurines, pas de meeples ou de marqueur premier joueur en forme de dinosaure, juste des cartes et des jetons, et pour cause, il s’agit d’un deckbuilding.

Chaque civilisation possède son propre deck de cartes (25 environ, selon la civilisation). On ne commence néanmoins las partie qu’avec une partie de ce deck, les autres cartes arrivant plus tard. Ce deck va progressivement s’enrichir à mesure que l’on fait l’acquisition de cartes communes du “marché” représentant par exemple des technologies, des capacités, des provinces ou des tributs de nations.

Ces nouvelles cartes, il va falloir les jouer le plus efficacement possible sous l’oeil du Bot, notre adversaire en solo. L’ennui est que nous n’avons que trois actions par tour, ce qui n’est pas suffisant pour accomplir tous nos projets. Bien qu’il soit entièrement possible de conserver les cartes non jouées pour un tour ultérieur, il peut être aussi tout nécessaire de les défausser. Car c’est seulement en épuisant notre deck que notre civilisation va évoluer !

Il y aurait évidemment plein de choses à dire sur cette merveille de jeu, mais je crains qu’il ne faille attendre ma future critique. En tout cas, sachez que parler de ce jeu m’a donné envie de m’y replonger d’emblée !

Comme vous pouvez le constater, il existe deux boîtes différentes pour ce jeu, chacune proposant 8 civilisations différentes ainsi que des cartes communes qui lui sont propres.


Voilà, il s’agissait du premier Top du site. J’espère que vous l’avez apprécié.

Je vous dis bons jeux et à bientôt !

Note : les images de partie sont issues de Board Game Geek


2 commentaires

Cripure · 24 août 2021 à 11:09

Bonjour cher Skinner !

Imperium classé en tête, il le mérite !

Excellent blog ludique. Pas facile d’écrire sur des jeux. Si je peux écrire 10 pages sur un livre (je le fais pour des revues littéraires ou pour des Maisons d’Edition) j’ai plus de mal pour parler des jeux.
Donc, félicitations !
Je te souhaite une bonne continuation.
A une époque je tenais un blog littéraire. Pas toujours évident d’avoir du temps et de tenir la cadence.

https://lesangnoir.wordpress.com/

J’ai tenu 5 ans. Aujourd’hui j’écris mes chroniques à la demande…
Thierry

    Skinner · 24 août 2021 à 11:30

    Salut Thierry, et grand merci pour ce commentaire sympathique !

    Je savais que voir Imperium sur le haut du podium te ferait plaisir ! Pour tout dire, j’ai été (agréablement) surpris de te voir l’aimer autant : je n’étais pas sûr que ce jeu répondrait à tes goûts. Mais comme déjà pas mal de monde, tu sais l’apprécier à sa juste valeur !

    Il est clair qu’on peut avoir du mal à s’exprimer sur certains sujets, sans que cela n’ait forcément quelque chose à voir avec nos passions ou nos talents.

    En tout cas, je trouve admirable que tu aies passé 5 années à tenir ton blog littéraire ! De plus, tu nous montres qu’il existe encore et qu’il signifie donc encore quelque chose pour toi.

    L’important reste que tu sois satisfait de tes choix, et je t’encourage à suivre tes envies.

    Merci encore !

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